‹ L'etude et les progrès de l'hygiène en FranceChapitre 114 sur 174 · SERVICES DE VACCINE · texte numérisé non relu

SERVICES DE VACCINE

restent, même pour ceux qui en repoussent l'obligation légale, les plus importantes et assurément les plus nécessaires des mesures prophylactiques contre la variole. Les services de vaccine, en France, sont loin de fonctionner de façon à pouvoir fournir à tous les besoins de la population, si la pratique de la vaccine se généralisait à tous les citoyens et à divers âges. Les Rapports annuels de l'Académie de médecine renferment tous les renseignements officiels, à ce sujet et un relevé dressé en 1879 par M. Mcolas, chef du bureau de la police sanitaire et industrielle au ministère du commerce, a résumé cette situation avec une grande clarté.

Le service le plus important, celui que l'Etat subventionne avec un budget , il est vrai de très minime importance , celui de l'Académie de médecine, qui offre cependant tant de garanties, a pratiqué depuis 1878 les opérations indiquées dans les tableaux ci-après (p. 367, 368 et 369).

Nous avons vu plus haut les résultats de plusieurs services de vaccine installés par des municipalités avec du cow-pox et même du horse-pox, (Voir V Index.)

La Société française d'hygiène, de son côté, possède un service libre de vaccinations qui, en dehors des sujets opérés gratuitement, sert surtout à l'envoi de tubes de vaccin; son président déclare dans Y Annuaire pour 1882 que plus de 2,500 tubes ont été ainsi expédiés en 1881, en province et à l'étranger ; la Société a, en outre, publié un Guide du vaccinateur, renfermant des détails précis sur la culture et le mode d'emploi des deux vaccins, ainsi que la conférence faite par M. le Dr de Pietra-Santa sur l'Utilité actuelle des vaccinations et revaccinations et ses diverses communications aux Sociétés savantes sur la vaccination animale.

Tableau des vaccinations et des revaccinations pratiquées à V Académie de médecine.

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