‹ L'etude et les progrès de l'hygiène en FranceChapitre 131 sur 174 · DIRECTION DE LA SANTÉ PUBLIQUE · texte numérisé non relu

DIRECTION DE LA SANTÉ PUBLIQUE

Service administratif. — I. Bureau d'assistance. — Aliénés, enfants trouvés, aliénés, asilespublics et privés, etc. Enfants assistés, sociétés de charité maternelle, crèches. — Protection des enfants du premier âge. — Associations et établissements particuliers de bienfaisance. — Secours aux établissements et institutions de bienfaisance. — Bureaux de bienfaisance. — Dépôts de mendicité. — Hospices, hôpitaux, service de médecine gratuite en faveur des indigents.

II. Bureau d'hygiène publique. — Police sanitaire. — Comité consultatif d'hygiène publique de France. — Commissions et agences sanitaires. — Lazarets. ■*— Quarantaines, etc. — Conseil d'hygiène et de salubrité. — Mesures relatives à l'état de la santé publique tant en France qu'à l'étranger. — Epidémies. — Rapport avec l'Académie de médecine. — Encouragement et propagation de la vaccine.

Police des professions médicales. — Inspection des pharmacies et drogueries. — Remèdes secrets. — Mesures générales relatives à la santé publique. — Police et régime des établissements d'eaux minérales, subventions à ces établissements.

Établissements dangereux, insalubres et incommodes. — Fabriques et dépôts de dynamite. — Inspection du travail des enfants et des filles mineures employés dans l'industrie.

Commissions. — I. Comité consultatif d'hygiène publique de France, ayant au moins toutes les attributions inscrites dans l'article 9 du décretdu 18 décembre 1848 portant création des conseils d'hygiène, notamment les établissements dangereux, incommodes et insalubres. A cet elfet, le comité consultatif devrait être complété par l'adjonciion de nouveaux membres spéciaux. — II. Comité supérieur de la protection des enfants du premier âge. — III. Commission supérieure du travail des enfants et des filles mineures employés dans l'industrie.

Ce serait là un minimum, en attendant l'organisation plus complète, esquissée dans un précédent travail. Il faut ajouter que le président du Comité consultatif d'hygiène publique serait chargé de présenter chaque année un rapport sur le fonctionnement de ces services, rapport qui serait annexé à la loi de budget, afin de pouvoir être discuté par le Parlement.

Les conclusions, approuvées par la Société de médecine publique à la suite du rapport contenant ce projet, ont été les suivantes :

« Considérant que les conditions dans lesquelles s'exerce aujourd'hui en France la médecine publique ne répondent ni aux nécessités auxquelles elle a mission de faire face, ni aux efforts mêmes qu'elle n'a cessé de susciter et aux progrès actuels de la science sanitaire,

« Considérant que la médecine publique ne recouvrera toute la puissance d'action qu'elle comporte qu'autant qu'un pouvoir compétent sera chargé, à tous les degrés de l'administration, d'appliquer les avis des commissions consultatives et ne pourra s'y soustraire,

« Considérant que cette réforme ne peut à cet égard procéder utilement et ressortir son plein effet que par la réunion préalable en un centre commun des services d'hygiène et d'assistance, constituant une Direction de la santé publique, ainsi qu'en ont organisé la plupart des pays étrangers.

« La Société de médecine publique et d'hygiène professionnelle émet le vœu que M. le ministre du commerce et M. le ministre de l'intérieur veuillent bien se concerter afin de constituer dans un bref délai la commission mixte dont la formation a été demandée par le Comité consultatif d'hygiène publique, il y a quatre mois, dans le but de rechercher comment et sous quelle forme une Direction de la santé publique peut être créée en France ;

« La Société appelle, en outre, l'attention de MM. les ministres sur le projet et les motifs à l'appui, développés dans le présent rapport. »

Aucune réponse n'a encore été faite à ces yceux ; il n'a pas même été question de nommer la commission mixte, sollicitée par le Comité consultatif d'hygiène publique.

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