DIRECTION DE LA SANTÉ PUBLIQUE
« Les exemples abondent à l'appui de cette manière de voir ; la plupart des épidémies qui viennent augmenter les charges de l'Etat, des départements et des communes, auraient pu être victorieusement combattues dès le début, par quelques précautions sanitaires peu coûteuses et faciles à réaliser.
« La séparation qui existe encore entre des services administratifs se complétant si logiquement, ne peut qu'engendrer de longs retards dans l'expédition des affaires, empêcher toute unité d'action et entraîner le budget dans des dépenses souvent inutiles et exagérées.
« Une Direction de la santé publique, comprenant les divers services d'hygiène et d'assistance, permettant à la préservation et à la guérison de s'éclairer mutuellement, empêcheraient de fausses interprétations des faits et assureraient, dans l'un et dans l'autre cas, des solutions sagement et scientifiquement combinées. »
Le projet proposé par M. À.-J. Martin, conformément à ces idées, est celui-ci : il se rapporte à une Direction de la santé publique, empruntant aux services déjà existants, au ministre de l'intérieur en ce qui concerne l'assistance, et au ministère du commerce en ce qui concerne l'hygiène proprement dite, et les réunissant de façon à ne rien enlever aux services existants sans leur donner un équivalent :