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Fig. 140. — Principales formes des bactériens recueillis par M. Miquel au cimetière du Montparnasse. (Légende à la page 158.)
tout de détritus du sol, sont négligées dans le travail de l'Observatoire de Montsouris. Les secondes se partagent elles-mêmes en deux classes : 1° les spores de cryptogames comprenant toute la série des moisissures et caractérisées par leur fructification aérienne ; 2° les bactéries qui atteignent la limite de petitesse des êtres pouvant être discernés avec l'aide des microscopes les plus puissants. Les figures 139 et 140 représentent les fructifications cryptogamiques et les principales formes de bactéries recueillies par M. Miquel dans ses recherches au cimetière du Montparnasse; ces figures sont reproduites d'après le Rapport de la commission d'assainissement des cimetières de la ville de Paris (Paul Dupont, 1881).
Les spores de cryptogames sont fixées par M. Miquel dans les aéroscopes de Montsouris sur une lamelle de verre enduite de glycérine ou de glucose et dénombrées directement sous le microscope. L'air qui traverse l'aéroscope sous l'action d'une très petite trompe est ensuite reçu dans un compteur qui mesure son volume. Les nombres obtenus, résumés dans l'un des tableaux de Y Annuaire, croissent avec la température; ils atteignent leur minimum en hiver et leur maximum en été. Mais en dehors de cette influence, ils subissent encore celle de l'humidité. Les spores cryptogamiques de l'air augmentent pendant les temps humides et diminuent pendant les temps secs. En doublant les nombres précédents, on aura très approximativement les nombres des spores cryptogamiques réellement contenues dans l'air de Montsouris, la moitié environ échappant à la lamelle glycérinée de l'aéroscope. 1 mètre cube d'air du parc de Montsouris renferme en moyenne 30,000 spores