‹ L'etude et les progrès de l'hygiène en FranceChapitre 55 sur 174 · PRISONS · texte numérisé non relu

PRISONS

Rouie

Ns-nterre

Fig. 173. — Maison de répression de Nanterre (M, Hcrmant, architecte. Plan général.

de malades elles devront comporter 40 à 45 mètres d'air. Toutes ces cellules sont ventilées, chauffées, éclairées, munies d'un appareil d'aisances et pourvues de la quantité d'eau nécessaire aux détenus tant pour la boisson que pour les soins de propreté. La ventilation doit comprendre à la fois l'introduction de, l'air pur et l'extraction de l'air vicié par deux conduits spéciaux ; celui destiné à recevoir l'air vicié sera muni de deux orifices à registres, l'un au niveau du sol de la cellule, l'autre à la naissance de la voûte, et il aboutit, à son extrémité supérieure dans un collecteur horizontal situé sous les combles et débouchant lui-même dans une cheminée verticale, que traverse le conduit de fumée du calorifère. Dans chaque cellule, un vase mobile sera placé près de la porte dans une niche ventilée au moyen d'un petit tuyau d'aération qui se reliera, s'il y a lieu, au système de ventilation de la prison. Les murs seront peints à l'huile avec ou sans enduit ou badigeonnés à la chaux, le sol sera en matière dure ou planchéié.

Nous ajouterons à ce sujet que les médecins des prisons déclarées cellulaires depuis quelques années en France, s'accordent, dans leurs rapports les plus récents à déclarer que l'isolement n'a nulle part été nuisible aux détenus qui y sont soumis ; ils ont aussi constaté les excellents résultats moraux de l'usage qui se répand de plus en plus de faire faire par les instituteurs des conférences et même de faire donner par eux des leçons individuelles aux détenus.

Abattoirs, marchés. — On trouve dans les rapports des Conseils d'hygiène des départements (Aisne, Haute-Marne, Vienne, entr'autres) un certain nombre de détails intéressants sur les mesures hygiéniques concernant les abattoirs et les marchés; aucune particularité n'est à signaler depuis 1878 à ce sujet. La nouvelle loi sur la police sanitaire des animaux, dont nous parlerons au chapitre VIII, donnera une plus grande extension encore à la construction de ces établissements, ainsi qu'elle permettra d'assurer les mesures de désinfection et d'assainissement, que nous aurons à signaler plus loin (Voir aussi le chapitre II).

Maisons mortuaires. — Au mois d'octobre 1879, notre collègue, M.leDrDuMesnil, attirait l'attention de la Société de médecine publique sur l'utilité qu'il y aurait à installer dans les . grandes villes des dépôts ou maisons mortuaires. La question parut à la Société digne d'un examen approfondi, et une commission fut nommée, dont les rapporteurs (MM. Lafollye et Napias) concluaient à la nécessité de la création de ces dépôts. Le rapport fut adopté par la Société et signalé par elle à l'attention du Conseil municipal qui, vers le même temps, était

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