‹ L'etude et les progrès de l'hygiène en FranceChapitre 54 sur 174 · PRISONS · texte numérisé non relu

PRISONS

Fig. 172. — Maison centrale de force et de correction à Rennes (M. Normand, architecte).

A gauche do la chapelle un grand corps de bâtiment est disposé en infirmerie, et le nombre des lits est calculé pour le 1/20 de la population.

A droite de la chapelle est un quartier de cellules pour la répression et l'isolement des détenues condamnées au prétoire pour infraction à la discipline de la maison.

Enfin, à gauche de la détention, sont des ateliers et à droite les cuisines, panneterie, cantine, buanderie, lingerie, château d'eau, bains, boulangerie, magasins aux farines.

Toutes ces constructions sont entourées de plantations et de jardins pour les employés.

Habitée depuis plusieurs années, cette maison de répression, qui a coûté cinq millions, est la plus haute expression du régime de détention en commun appliqué en France, pour toutes les peines au delà de un an et un jour.

La Maison de répression de Nanterre (Seine-et-Oise), dont le plan général du rez-de-chaussée est représenté figure 173, est en voie de construction, d'après les plans, primés à la suite d'un concours, de M. l'architecte Hermant.

On peut remarquer que cet établissement affecte comme aspect général une disposition analogue à celle des hôpitaux; c'est tout au moins une nouvauté intéressante ; il est destiné à 1,000 femmes et 500 hommes et doit coûter 11,300,000 francs, moins le mobilier. Cette population considérable se subdivise ainsi : 1° des prisonniers proprement dits réunis dans les premiers bâtiments qui composent chacun un rez-de-chaussée et deux étages de cellules; 2° des individus reçus dans un dépôt de mendicité occupant les bâtiments suivants, composés d'un rez-de-chaussée et de dortoirs; 3° un hôpital proprement dit à l'usage des prisonniers et des vagabonds reçus, et dont la construction se compose aussi d'un rez-de-chaussée et d'un étage disposés en dortoir. On remarque la multiplicité et l'emplacement des préaux en forme de grands portiques, qu'on rencontre de tous côtés dans cette maison de répression ; l'air et la lumière y circulent à flots tout autour des bâtiments. Dans les salles le cube d'air est de 30 à 35m3 par personne; à l'infirmerie, il s'élève de 45 à 50 m3. Le chauffage et la ventilation sont établis dans un édifice complètement isolé. Ils ont été établis par MM.Geneste elHerscher, suivant leurs principes exposés plus haut (p. 212).

Le conseil supérieur des prisons vient de discuter un Programme pour la construction ou V appropriation des prisons départementales, en vue de la mise en pratique du système de la séparation individuelle, telle qu'elle a été définie le 27 juillet 1877. Ce progamme, rédigé par notre collègue, M. le Dr Lunier, constitue une sorte de code très complet des constructions pénitentiaires; il établit d'abord, afin de faciliter la surveillance, la convergence des bâtiments vers un point central. Les cellules des valides doivent avoir au moins 4 mètres de longueur,2m,50 de largeur, 3 mètres de hauteur, soit 3 m3 d'air; quant aux cellules

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