HOPITAL HERTFORD
Enfin, ces couloirs donnent accès, au nord, à une salle de bains avec douches, aux water-closets , à la salle d'opérations et à un escalier de service conduisant à l'étage des combles.
Cet étage se compose d'une lingerie, d'une pièce pour les lainages, d'une salle de bains, de water-closets et de chambres de domestiques : six, côté des hommes; six, côté des femmes. Dans les greniers, dispositions de claies pour literie et dépôt d'objets non en service.
Bâtiment de la morgue. — Ce petit bâtiment est situé sur la rue Chaptal avec une sortie spéciale sur cette rue pour la sortie des morts. Il se compose : d'une salle des morts et d'une salle d'autopsie; à droite, d'une pièce servant de chapelle où les prières des morts sont dites avant le transport au cimetière. Ce bâtiment est relié à l'hôpital par un chemin en contrebas du sol du jardin et encadré de verdure , de façon à le dissimuler aux yeux des malades. Les jardins se trouvent ainsi séparés en deux sections qui correspondent à celles du plan.
L'hôpital contient en tout 52 lits, dont 34 sont affectés aux malades. Ces 34 lits se répartissent de la manière suivante :
Côté des hommes : Grande salle contenant 12 lits; dont la surface totale est de 120 mètres carrés, ce qui donne par lit 10 mètres carrés, et dont le cube total est de 744 mètres cubes, ce qui donne par lit 62 mètres cubes;
Petite salle contenant 2 lits (ancien réfectoire), dont la surface totale est de 24 mètres carrés, ce qui donne par ht 12 mètres carrés, dont le cube total est de 100 mètres cubes, ce qui donne par lit 50 mètres cubes ;
Salle des opérés contenant 3 lits, dont la surface totale est de 42 mètres carrés, ce qui donne par ht 14 mètres carrés, dont le cube total est de 150 mètres cubes, ce qui donne par lit 50 mètres cubes.
Côté des femmes : Mêmes dispositions, mêmes surfaces et mêmes cubes.
Chauffage et ventilation. — Des nombreuses dispositions sanitaires exigées par les services d'un hôpital, la principale est d'amener abondamment, et sans courants d'air,de l'air extérieur aussi pur que possible, et de lui donner une température convenable suivant la saison, sans en altérer la pureté, tout en enlevant par des courants insensibles et dans le même temps une quantité d'air vicié égale à celle de l'air neuf, introduit dans les salles ; en ce qui concerne Hertford-Hospital, le problème a été résolu par les dispositions suivantes :
De larges prises d'air placées extérieurement, et à une certaine distance des corps de bâtiments, communiquent par de larges conduits avec la partie inférieure d'un calorifère placé dans les caves. L'air s'échauffe au contact des surfaces de chauffe et s'élève, en vertu de sa différence de densité avec l'air froid, jusqu'à la chambre de chaleur où différents conduits permettent son ascension dans les locaux où l'on doit élever la température, l'admission de l'air
chaud étant réglée par des bouches de chaleur à ouverture variable placées au niveau du parquet dans l'axe des petites fenêtres.
Mais comme il ne suffit pas seulement d'amener de l'air au degré nécessité par la température extérieure, mais qu'il est non moins indispensable d'opérer dans le même temps l'extraction d'une égale quantité d'air vicié, on a établi des cheminées d'appel, dont l'ouverture se trouve au niveau du parquet et qui débouchent sur les toits ; le tirage est produit par un bec de gaz placé dans l'axe longitudinal de la cheminée ; ce bec est du système dit bougie Bengel, brûlant à mélange d'air, la flamme est longue, bleue, et ne donne pas de lumière ; des bouches à ouverture variable sont placées à la base de ces cheminées, et permettent de régler à volonté l'entraînement d'air vicié.
De la combinaison de l'arrivée et de l'extraction de l'air résulte la ventilation ; beaucoup de personnes prenant pour la ventilation l'extraction considérée isolément, il est bon de faire remarquer ici que ces deux fonctions (arrivée et extraction) sont rigoureusement solidaires. Le chauffage, proprement dit, ne doit être considéré que comme un moyen de fournir à l'air neuf admis dans les salles une température convenable; avec un chauffage et une ventilation très modérés, on peut assurer le renouvellement complet de l'air en une heure et demie.
Pour la saison d'été, le système d'extraction d'air vicié devient alors le moteur principal du renouvellement de l'air, l'air pur peut être admis par les bouches venant du calorifère concurremment avec celui admis directement par les petites bouches à soufflet, placées à la partie inférieure des petites fenêtres. Les surfaces remplies d'eau du calorifère procureront à l'air une certaine fraîcheur toujours désirable en été.
Les tuyaux d'eau chaude qui parcourent longitudinalement les salles Sir Edward et Lady Alexandra, tout en concourant au chauffage de ces pièces, ont surtout pour but de remédier à l'irrégularité toujours possible de la conduite du feu ; la température de l'air chaud amené par les bouches de chaleur variant immédiatement avec l'activité du foyer, l'eau chaude, au contraire, variant très lentement, on comprendra qu'en cas d'abaissement du feu, l'eau chaude jouera le rôle d'un volant qui emmagasine une quantité de force pour la restituer au moment opportun.
Les résultats obtenus dans les salles des malades, aux expériences et en service courant, depuis trois années, pendant la saison d'hiver, ont donné les moyennes suivantes :
Température 16°, 5
Volume d'air amené par grande salle
et par heure 600 m. c.
Volume d'air extrait. 600
Volume d'air renouvelé par heure et
par lit 50
Pavillons d'isolement. — Nous avons vu que la plupart des nouveaux hôpitaux comprennent des pavillons d'isolement pour les malades atteints d'affections contagieuses; un certain nombre de ces pavillons ont été également construits dans ces derniers