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CLINIQUE D'ACCOUCHEMENTS DE PARIS

La buanderie et les bains se développeraient en arrière do ces bâtiments sur la rue du Faubourg-Sainl-Jacques, de telle sorte que ce dernier service puisse être fréquenté par les femmes non soignées dans l'établissement.

Parallèlement à ces trois bâtiments et du côté de l'Observatoire, trois autres pavillons de même importance que les précédents recevraient les femmes accouchées (tig. 198), et, derrière celui du milieu, il y aurait un pavillon isolé renfermant deux salles d'accouchement pouvant servir simultanément ou successivement, et la grande salle des cours (fig. 199).

Près des salles d'accouchement seraient les logements des aides sages-femmes. La sage-femme en chef aurait son appartement dans ce pavillon qui serait relié à ceux des femmes accouchées par une galerie formant rez-de-chaussée à descente couverte et renfermant un ascenseur pour tous les besoins.

Le linge sale éloigné des services serait projeté dans une trémie ventilée aboutissant à une cuve toujours pleine d'eau phéniquée dans le sous-sol et à portée d'un petit railway destiné au transport rapide de tout ce qui a trait au service.

Les pavillons des femmes accouchées rappelleraient par leur disposition celle du pavillon d'isolement, dit Pavillon Tarnier.

Au rez-de-chaussée et au premier étage, il y aurait un large couloir central donnant accès aux chambres dans lesquelles seraient réunies les femmes reconnues en bonne voie de guérison et qu'il importe en quelque sorte de soustraire aux inconvénients d'un régime en quelque sorte cellulaire.

Les chambres isolées qui n'auraient d'accès que par une galerie extérieure auraient des ouvertures à verre donnant sur le couloir central pour faciliter la surveillance constante.

Soixante femmes seraient en traitement dans les trois pavillons, et la crèche, les nourrices sédentaires et les filles de service occuperaient le deuxième étage du pavillon central.

Ces chambres seraient chauffées par des cheminées à feu apparent et en plus par des calorifères. Une ventilation d'été et une ventilation d'hiver assureraient le renouvellement de l'air en toute saison.

Enfin l'école placée au fond de la cour centrale et isolée du surplus de l'établissement formerait en quelque sorte un établissement à part dans lequel seraient réunis toutes les installations et les agencements que devrait comporter sa destination spéciale.

Nouvelle clinique d'accouchements de la Faculté de médecine de Paris. — Cet établissement a été inauguré le 4 mai 1881 ; il a été construit par M. l'architecte Ginain, dont les plans plusieurs fois remaniés dans leurs détails, sont conformes aux volontés exprimées par M. le professeur Depaul ; celui-ci, d'ailleurs, à plusieurs reprises et dans diverses circonstances, en a hautement revendiquélaresponsabilité. CetteCHnique d'accouchements a en effet déjà son histoire, et, sans vouloir faire autre chose ici que la décrire, le caractère même et le but de ce livre nous l'ont un devoir de rappeler: 1° l'opposition formulée contre ses

plans par le Conseil municipal dans plusieurs rapports et délibérations, et en dernier lieu dans celui de notre collègue M. Bourneville ; 2° la discussion qui s'est élevée au moment de l'inauguration, dans la Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, entre M. le professeur Depaul et M. A.-J. Martin; 3° les observations, approuvées par notre Société, à la suite du rapport lu par M. Tbévenot à la séance du 26 juillet 1882. Ces réserves faites, voici la description de cet établissement, telle qu'elle a été présentée dans le rapport de notre collègue, après la visite de la commission désignée à cet effet. Grâce à l'obligeance de M. le Directeur de l'Assistance publique, nous avons pu en reproduire les plans du rez-de-chaussée et du premier étage (fig. 200 et 201).

La nouvelle Clinique d'accouchements est située entre la rue d'Assas et l'avenue de l'Observatoire; elle occupe une superficie de 3,000 mètres, sur un terrain ayant la forme d'un triangle allongé. Le jardin qui en limite les deux ailes ne pouvait être que très petit; ce défaut est compensé en partie parle voisinage de l'avenue de l'Observatoire.

L'édifice, qui se compose de deux corps de bâtiments se rejoignant en équerre, est divisé en rez-de-chaussée assez élevé, premier étage et sous-sol. Dans le sous-sol se trouvent tous les services de l'hôpital; au rez-de-chaussée sont placées l'administration, deux salles de 10 lits chacune pour les nourrices ; au premier étage, les salles des accouchées, la salle d'accouchements, la clinique de gynécologie, l'amphithéâtre des cours, le laboratoire.

Le corps de bâtiment qui longe l'avenue de l'Observatoire est occupé par le service des nouvelles accouchées et par trois chambres à un lit ; celui qui donne sur la rue des Chartreux est occupé par la clinique de gynécologie, la chambre d'accouchements et les services annexes. Une vaste galerie, sur laquelle s'ouvrent tous ces services, les sépare de l'amphithéâtre, du laboratoire et du cabinet du professeur.

Les salles des nouvelles accouchées sont au nombre de cinq ; elles ont jour, d'un côté, par deux hautes fenêtres donnant sur la rue d'Assas et, de l'autre côté, par une baie vitrée sur la galerie commune ; c'est là que se trouve, au milieu de cette baie, la porte, également vitrée. Elles sont d'une hauteur de 5m,o0 fournissant à chaque lit, garni de rideaux, avec des sommiers à ressorts et des matelas de crin, environ 70 mètres cubes d'air; mais chaque salle contient 8 lits, placés 4 à droite et 4 à gauche, adossés à une cloison privée de fenêtres et les lits ne sont séparés les uns des autres que par un intervalle de 2 mètres, dans lequel se trouve le berceau. Le plafond et les parois sont revêtus de stuc, les angles sont arrondis, le sol est recouvert de mosaïques de marbre.

Trois systèmes de ventilation, pouvant fonctionner isolément ou simultanément ont été établis; M. Depaul les a ainsi décrits dans les Archives de toulogic, mai 1881 : « 1° Une cheminée, placée à l'extrémité qui donne sur la rue d'Assas, fonctionnera surtout dans la saison froide; 2° d; chaque côté, sont creusés dans l'épaisseur

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