MATERNITÉ DE MONTPELLIER
Elévation principal»
Plan.
Fier. 202, 203 et 204. — Infirmerie de la Maternité du nouvel hôpital de Montpellier, construit par M. C. Tollet. — Elévation principale, plan et élévation transversale.
croisée en face ; il y a en outre, dans chaque chambre, une cheminée. II n'existe pas' de communication intérieure entre les chambres, ni aucun corridor de communication intérieure, ni étages superposés ; les water-closets sont éloignés au fond du jardin spé-
Mg. 205. — Maternité du nouvel hôpital de Montpellier, construit par M. C. Tollct.
cial. Les chambres et salles sont dallées sur béton imperméable. Les dispositions sont enfin prises pour pouvoir pratiquer de grands lavages. La ventilation de jour est de 120 mètres cubes par heure et par lit, celle de nuit est de 60 mètres cubes par heure et par lit, sans courant d'air.
Pavillon d'isolement des femmes en couches a l'hôpital Lariboisière. — En 1880, notre collègue M. le Dr Siredey fit décider l'installation dans l'une des cours de l'hôpital Lariboisière, d'un pavillon d'isolement des femmes en couches, dont l'exécution fut confiée à M. Tollet
D'après la description qu'en a faite M. le Dr Thévenot à la Société de médecine publique, dans la séance du 26 juillet dernier, la surface bâtie de ce pavillon est de 258 mètres seulement ; c'est dans cet espace restreint que M. Tollet a pu élever un bâtiment en rez-de-chaussée, composé de 8 pièces, en y comprenant la chambre de la surveillante, en forme de T. Ces pièces sont précédées d'un autre petit corps de bâtiment où se trouvent un parloir, la pharmacie, la tisanerie, la salle de bains et les water-closets. Six des pièces sont isolées ; la chambre de la surveillante communique avec la septième qui contient un lit. Ces pièces ont la disposition à angle dièdre curviligne, que nous avons déjà décrite pour toutes les constructions de M. Tollet. Le dallage, en ciment de Porlland sur béton hydraulique, est élevé de 50 centimètres au-dessus du niveau de la cour. Les murailles sont en briques revêtues à l'intérieur d'un enduit fin et de trois couches de peinture à l'huile : deux portes- croisées ont été ménagées pour faciliter les grands lavages. Une marquise vitrée, éloignée du mur, court le long du oit. Le mobilier est en fer, les matelas en crin.
pavillon le lhontal lariboisiêiœ.
Coupe suivant A.B.
Plan
Fig. 206 et 207. — Pavillon d'isolement des femmes en couches à l'hôpital Lariboisière à Paris, construit par M. C.Tollet.
Maternité de l'hôpital Tenon. — Cette Maternité, ouverte depuis les premiers mois de 1879, a été décrite dans les comptes rendus du Congrès international d'hygiène de Paris en 1 878 avec la notice rédigée sur cet hôpital par feu M. Billon, son architecte. Nous la reproduisons cependant ici (fig. 208), afin qu'elle puisse servir de comparaison avec les plans précédents. Malheureusement, elle a été construite assez près du service des morts et des autopsies, et sa salubrité a, par suite, laissé à désirer à tel point qu'elle a dû être déjà fermée deux fois à la suite de cas de maladies puerpérales. (Voir les observations présentées àcesujetpar M. le Dr Rendu, dan&VUnion médicale, 1881, et le rapport présenté par M. le DrThévenot, dans la Revue d'hygiène, 1882).
Fig. 208. — Maternité de l'hôpital Tenon, à Paris (M. Billon, architecte). — 4, chambres (8 aurez-de-ehaussée et S au premier étage); — 2, cabinets, au rezde-chaussée pour la surveillance, au premier pour la médecine ; — 3, oflice, cabinets d'aisances et débarras; —-4, à l'étage supérieur, crèche et dortoir des ii Lrmières.
I'emfam4s. — L'hygiène réclame aujourd'hui la séparation des malades contagieux dans l'enceinte des hôpitaux; elle s'efforce à plus forte raison d'éviter pour les enfants malades un voisinage aussi dangereux et elle poursuit le projet de leur consacrer des hôpitaux spéciaux dans lesquels l'isolement des diverses affections contagieuses puisse être rigoureusement observé. On en trouvera la manifestation notamment dans les Bidletins de notre Société.
Hospice des Enfants- Assistés à Paris. — Cette grave question est encore revenue récemment en discussion devant l'Académie de médecine à la suite d'une communication de notre collègue M. le Dr Marjolin, sur l'Hospice des Enfants-Assistés à Paris et l'isolement dans les hôpitaux d'enfants. (Bulletin de l'Académie de médecine, 1882.) De notables améliorations ont été cependant introduites depuis quelques années dans cet établissement; et M. le professeur Parrot, en réponse aux critiques si justifiées de M. Marjolin a pu rappeler qu'un pavillon spécial