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ÉCOLES D'INFIRMIERS ET D'INFIRMIÈRES

— La question est encore à l'étude, mais il est vraisemblable qu'elle sera résolue prochainement, conformément au rapport de M. Jules Cambon.

Écoles d'infirmiers et d'infirmières. — Ce qu'on a appelé à Paris la laïcisation du personnel des hôpitaux n'a pas été, comme certaines personnes feignent de le croire, une mesure simplement politique qu'on a même présentée comme un acte de persécution religieuse; ça été mieux et plus que cela; le Conseil municipal a voulu surtout substituer à un personnel dont personne ne suspectait le dévouement, mais dont tout le inonde déplorait l'ignorance et les préjugés, un personnel instruit et expérimenté capable de comprendre et d'appliquer les ordres des chefs du service médical.

C'est pourquoi il a été créé à la Salpêtrière, à Bicêtre et à la Pitié des écoles d'infirmiers et d'infirmières.

Les discours prononcés à la récente distribution des prix de l'école de la Salpêtrière (Progrès médical, 12 août 1882) font connaître l'état actuel de cette institution.

Il convient de dire que, dans cette création, la plus grande part revient à notre collègue M. le DrBourneville et à ses collaborateurs, à ceux qui, après l'avoir aidé dans la publication du Manuel des infirmières, l'ont secondé encore dans l'organisation des cours (1).

Le tableau suivant donnera une idée de l'importance de cet enseignement :

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