INJECTION DANS LES TRONCS NERVEUX
s'écoulent, que l'on remplace en poussant par l'aiguille' un certain volume (0,10 ce.) d'une émulsiou virulente àécimale, contenue clans la seringue. Avant de la Retirer, ainsi que l'aiguille, on rapproche les paupières, alin d'éviter la projection du liquide en dehors de l'œil du lapin.
La même technique esl applicable au chien, assez difficile toutefois à maintenir immobile sur la table d'opération.
L'essentiel, pour ce mode de pénétration du virus, c'est une propreté minutieuse. Aussi nous recommandons, avant d'instiller la cocaïne, de projeter sur le globe oculaire un jet d'eau bouillie, d'employer une solution stérilisée de chlorhydrate de cocaïne, surtout l'injecter un produit virulent fraichémenl extrait de l'organisme. A.vec ces précautions, on évite toujours les accidents, tels que la fonte purulente de l'œil, qui faussent les résultats de l'expérience, et l'inoculation dans la chambre antérieure devient une méthode aussi sûre que la trépanation, chez le lapin et le chien.
Le cobaye est plus difficile à injecter ainsi, son d'il très petit se laissant malaisément manier.
L'incubation est toujours plus longue qu'après une trépanation pratiquée avec ta même virus.
» Injection dans les troncs nerveux. —
Hogvès a provoqué la rage du lapin en injectant Fémulsion virulente dans le tronc du nerf optique, ou bien à travers la lame perforée dans le bulbe olfactif.
L'inoculation dans les nerfs périphériques, le sciatique, le cubital, a réussi également bien entre les mains de di Vestea el de Zagari. On peut encore, che*
le lapin, mettre a nu un nerf sous-cutané et, après l'avoir sectionné, baigner les deux surfaces de section avec quelques gouttes demulsion virulente, méthode très incertaine d'ailleurs.
Roux n'a rien obtenu chez un cheval auquel il avail injecté du virus dans Le nerf plantaire, comme si le névrilemme eût empêché l'émulsion de parvenir au cylindraxe du tronc nerveux.
D'après Helman, l'introduction du virus entre les faisceaux musculaires provoquerait presque à coup sûr la rage, le virus atteignant ainsi plusieurs filaments nerveu x .
3. Scarifications cutanées. — Chez le cobaye, les scarifications cutanées ainsi que la plaie d'absorption superficielle résultant du feu du rasoir peuvent, souillées par une émulsion virulente, être suffisantes pour amener l'infection rabique ; les scarifications cutanées donneraient au cobaye la rage dans go p. 100 des cas.
li. Inoculation sous -cutanée. — Il en va tout
autrement de l'injection sous-cutanée, au sein du tissu cellulaire avec ou sans lésion des muscles.
Déjà Pasteur, dans une lettre à Duclauv (656) et clans d'autres communications, signalait les différences observées par lui quant au mode d'inoculation sous cutanée et quant à l'espèce animale. Ainsi l'injection du virus rabique sous la peau donnait aux chiens l'immunité, surtout quand les doses étaient fortes; même en injectant de petites doses, la rage n'apparaissait que I lès irrégulièrement.