‹ L'etude experimentale de la rageChapitre 118 sur 238 · LA TOXINE RABIQUE · texte numérisé non relu

LA TOXINE RABIQUE

filtrées ou non à travers une bougie, n'a provoqué aucun accident toxique chez les animaux. Il en lui de même des macérations rahiques traitées par des quantités minimes de papaïne , substance .qui , nous l'avons vu, affaiblit seulement la virulence, et que nous avions essayée à cause de ses propriétés sur la toxine tétanique dont elle permet d'isoler une certaine quantité déjà Siée sur la matière cérébrale du cobaye.

h'aulofyse des cellules, qui se produit un certain temps après la mort, suffirait-elle à mettre en liberté l'endotoxine contenue dans le virus rabique? Dans ce but, nous avons abandonné pendant six jours à la température de 87° deux cerveaux de lapins, l'un virulent, l'autre normal . préalablement broyés. \près centrifugation, les deux émulsions ont été filtrées sur papier cl sur bougie; leur inoculation à dose élevée, i'cc, dans le cerveau de lapins n'a provoqué qu'un amaigrissement assez notable chez les animaux, qui son! morts trente deux jours après l'injection. S'il existe une l'orme consomptive de la rage, comme plusieurs savants prétendent l'avoir constaté, celte expérience montre que le cerveau neuf contient les mêmes poisons cacheclisants que le cerveau rabique.

Si la méthode expérimentale n'est pas encore parvenue à démontrer la présence d'une toxine rabique dans la substance, nerveuse virulente, l'étude clinique de la rage révèle tout un ensemble de symptômes difficilement explicables sans l'hypothèse d'un poison sécrété par le microorganisme rabique.

Dans un mémoire récent (63), publié à l'occasion de la fête en l'honneur de v. Leytlen , Babes. résumant les arguments en laveur de l'existence d'une toxine

-lS NATURE DU VIHUS RAB1QUE

rabiquc, insiste en particulier sur la lièvre préraoni l'Hiv de la maladie, ainsi que sur les paralysie* el les accidents médullaires qu'on observe parfois à l'occa sion du traitemenl pastorien.

La période latente, qui précède les réactions symptomatiques de la rage, semble prouver que le virus agit sur les centres nerveux par sa toxine. Dès le troisième jour après l'inoculai ion intracérébrale du \irus fixe, on peut trouver virulentes certaines parties de l'encéphale, et cependant l'animal ne manifeste encore aucun signe clinique autre que l'élévation thermique. Les premiers troubles nerveux apparaîtront seulcrnenL trois ou quatre jours plus tard. Pour nous, les premiers symptômes observés, l'ataxie, le tremblement de la tête, l'état d'excitation ou de torpeur de l'animal, témoignent d'une action toxique sur les centres. Le poison sécrété par le virus rabique, au fur cl à mesure de la culture, s'est accumulé et a commencé, au sixième ou au septième jour, à exercer si s effets sur certains groupes cellulaires du cerveau antérieur, de même que sa présence dans le bulbe, la première région virulente, avait, dès le troisième jour, produit l'excitation des centres thermogènes de la moelle allongée.

Nous verrons, à propos du traitement pastorien. les accidents que l'on observe de temps en temps, au cours de l'immunisation, accidents d'ailleurs toujours bénins. Certains auteurs, Remlinger. Babes, n'ont pas liésilé à les imputer à la toxine rabique contenue dans les émulsions médullaires- Pouf les mêmes raisons que nous donnions des expériences ayant pour objet la préparation de cette toxine, nous pensons qu'il esl

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