‹ L'etude experimentale de la rageChapitre 117 sur 238 · LE PARASITE DE I.A RAGE EST-IL UNE BACTÉRIE · texte numérisé non relu

LE PARASITE DE I.A RAGE EST-IL UNE BACTÉRIE

catégorie, c'est an parasite qui n'existe pas on dehors de l'organisme animal.

Pour celle raison, il ne se présente pas à notre élude comme possédant des formes de résistance, des spores; aucun microbe pathogène, d'ailleurs, n'en produit dans les organes des animaux . mais seulement lorsque les conditions a i laies deviennent défavorables pour lui. Il ne paraît pas douteux crue tous les microbes puissent donner des spores. Peut-être celui de la rage présenterait-il aussi des formes de résistance s'il pouvait être cultivé en dehors de l'organisme.

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NATURE DU VIRUS RABIQUE

la toxine rajbïque et les poisons de la si rst.oce nervelse normale — i.e virus fixe

et le virus des 11 l es les deux formes clmques

de la rage l\ culture du virus rariqle.

Les essais entrepris pour isoler un poison des centres nerveux d'animaux rabiques remontent déjà loin. En 1889, \nrep annonçait avoir préparé une ptomaïne qui, à la dose de 0,01-0,00 mgr. sous la peau, provoquait des symptômes rabiformes. V la même époque, de Blasi et Russo- Travail observaient des accidents paralytiques chez des chiens qui avaient reçu de grandes quantités de filtrat rabique; cependant leur cerveau n'était pas virulent".

Babes avait rapproché des enzymes le poison (ju'il préparait en (illranl sous nue forte pression OU en dia lysanl des émulsions cérébrales virulentes : il provo quail clic/ le chien, le cobaye, le lapin, de la lièvre, de la paralysie avec hyperesthésie, et enfin la mort.

1 . La toxine rabique et les poisons de la substance nerveuse normale. Tous les expé

LA TOXINE RABIQUE i'4o

rimentateurs ont pu observer dos symptômes ana logues, en introduisanl dans l'organisme animal dos émulsions rabiques filtrées à travers une bougie Berke feld ou une bougie Ghamberland. On a toujours pensé, avec Pasteur, que lo virus rabiquo deyail être un m.icroorganisrhe ultramicroscopique, et on s'est longtemps livré à la filtration dos émulsions virulentes avant do roussir à le faire passer à travers une bougie. Nous-mêmej au cours d'essais analogues, nous axions observé dos troubles paralytiques chez les animaux, sans que leur bulbe se montrât virulent. Nous avons déjà insisté suffisamment sur ces faits pour no plus y revenir.

La présence de la toxine rabiquo n'a pas encore élé démontrée par la méthode expérimentale, et la plupart des accidents qui ont été attribués à cette toxine peuvent tout aussi bien relever dos poisons qui entrent dans la composition chimique do la substance nerveuse. Nous axons montré comment il est possible (.V|G) de les isoler, soit par filtration simple, soit par dessiccation, soit enfin par précipitation du filtrat au moyen d'un sel neutre, tel que le sulfate d'ammonium pur (553).

Les troubles morbides qui succèdent à l'inoculation de ces poisons varient, suivant qu'ils ont été introduits sous la peau, dans les veines, ou bien directement au contact de la cellule cérébrale.

Nous le répétons, étant donnée la toxicité de certains produits normaux de la substance nerveuse, il est difficile de faire la part qui revient à la toxine rabicjue dans les accidents provoqués par l'injection de filtrats de cerveau virulent.

-4t> NATIIU-: DU VlHUS RABIQUE

Mais tout ce que nous savons sur les propriétés Satatrices de ta matière cérébrale vis à vis d'une antre céûe du tétanos, nous permel de supposer que la toxine rabique doit être retenue énergiquemenl par Les cellules nerveuses.

Ceci étant posé, voici quelques-unes des nom breuses recherches que nous avons entreprises sur cette question.

Si la toxine rabique est fixée sur les éléments oer veux, il y a lieu de penser qu'elle ne circule pas dans les humeurs des animaux rabiques. De fait, on peul inoculer leur sang, sous la peau, dans les veines, ou dans le cerveau lui-même, sans provoquer aucun phé nomène d'intoxication. Paul Bert n'avait il pas transfusé le sang d'un animal atteint de rage sans causer d'accidents rabi l'on nés:» Dans une expérience, nous avons desséché 60 ce. de sérum d'un lapin rabique eJ redissous la poudre à saturation dans l'eau distillée. L'injection intracérébrale de o ce. 25 de celle solution n'a causé au cobaye aucun trouble immédiat ou tardif.

D'autre part, le pouvoir fixateur delà substance oer veuse d'un animal rabique reste Je même que celui du cerveau normal pour la toxine tétanique.

Comme celle-ci peut être mise en liberté après sa fixation, il était indiqué de faire subir à un cerveau rabique le traitement usité en pareil cas. Dan- ce but, nous avons préparé des macérai ions du virus dans l'eau distillée, dans l'eau salée à 10 p. 100. c'est-àdire dans des liquides hypo et hypertoniques. Les macérations avaient séjourné plusieurs heures à la glacière; de plus, les émulsions dans l'eau salée avaienl été ensuite dialysées. L'inoculation de ces préparations,

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