Le virus fixe et le virus des rues. - - Une des
questions ayanl le plus intéressé les savants qui ont cherché à pénétrer la nature du microorganisme de la rage est celle des deux virus, le virus des rues et le viras fixe. S'agit-i] de deux parasites différents, ou bien la virulence est-elle exaltée seulement à cause d'une plus grande richesse en microbes ou en leurs produits toxiques?
.Nitsch (610) déclare que «jusqu'à présent la véritable différence entre la rage de laboratoire et celle des rues nous est inconnue ».
Comme, en 1897, Hôgyès s'était demandé si l'inoculation d'une énorme quantité de virus des rues ne donnerait pas la rage dans un temps aussi court que l'injection d'une petite dose de virus fixe, Nitsch s'esl livré à une série de recherches ayant pour but de résoudre cette question de l'importance de la quantité du virus des rues introduite dans l'organisme.
Lue de ses expériences, la quatrième, montre que d'un virus humain ayant subi un passage par le lapin :
0 Ce. 2 d'une dilution à 1 : 2000 a donné la rage en il jours 1/2 ;
o ce. 2 d'une dilution à 1 : 200 en 17 jours 1/2; o ce. 2 d'une dilution à j : 20 en i(j jours 1/2; Q ce. 2 d'une dilution à 1 : 2 en 12 jours.
NATURE nu \ mus babique
Mais dans te protocole do l'auteur, qui déclare que celte expérience « réussit avec une exactitude presque mathématique », on relève que les deus der uiers animaux oui présenté à l'autopsie de nombreux écliinocoqucs dans la cavité abdominale et une cirrhose du foie, lésions (pii ,,ni pu hâter l'évolution de la rage. Cependant, conclut Nitsch, il est impossible de nier « que la quantité do xims n'ait une influence manifeste sur la période d'incubation de la rage des nies ... \ la fin de son mémoire, il pense que cette période laisserait réduire même à cinq ou six jours, si l'on pouvait inoculer aux lapins un ou plusieurs grammes de substance cérébrale. Il y a donc dos différences quantilalivos entre le virus fixe et le virus des rues. Il est sûr cependant que les dilTérenccs entre ces doux virus ne se réduisent pas exclusivement à cola ».
No pouvant trouver dans la quantité dos microorga nismes l'explication dernière dos deux sortes de virus. TNitsch attire l'attention sur certaines différences dans leur action pathogène. Le virux fixe serait parfois inoffensif en injection sous -eu ta née . le virus des rues au contraire donnerait souvent la rage, injecté dans les mémos conditions.
Déjà, eu [887. on voit que Pasteur, dans sa lettre à Duclaux. décrit foule une série d'expériences sur des chiens auxquels il avait inoculé sous la peau des quantités variables de virus rabique pris dans le bulbe. Il employait pour ses expériences un \inis des rues', el comparalivomenl celui qu'il avait lait passer à travers un nombre [tins ou moins considérable de lapins, en les inoculant soUs la dure-mère, c'est-à dire le virus qui se rapprochai! le plus du virus fixe. Vers la fin de -a