‹ L'etude experimentale de la rageChapitre 121 sur 238 · LE VIRUS FIXE ET UK VIRUS DES HUES · texte numérisé non relu

LE VIRUS FIXE ET UK VIRUS DES HUES

lettre il dit : « Plus on s'éloigne du virils du début et du virus dos premiers passages, moins l'inoculation hypodermique est susceptible de déterminer la rage, principalement par des grandes quantités de virus, tout en donnant cependant lieu à un état réfracta ire. »

L'expérience de Marx est bien connue. Il inocule une grande quantité de virus fixe' dans les muscles de deux singes inférieurs : résultai négatif. Deux autres singes, inoculés de la même manière, mais avec le virus des rues, prennent la rage tous les deux. Le même auteur inocule aussi des doses très fortes de virus fixe à des lapins, à des chiens el à des chèvres dans le péritoine, et pas une fois il ne constate leur mort par rage; au contraire, il obtient ainsi l'immunisation de ces animaux. Nous avons déjà traité cette question (p. 12 et suiv.).

Johne, qui a introduil dans la pratique les inoculations dans la chambre antérieure de l'œil du lapin, a démontré qu'elles donnent, des résultats aussi sûrs que les inoculations sous-duremériennes, si l'on emploie le virus des rues. La durée de l'incubation est sensiblement la même qu'avec les injections sous-duremériennes. Plus lard, Marx, de môme que Kraus el ses collaborateurs, ont démontré que, sf l'on introduit le viras fixe dans la chambre antérieure de l'œil du lapin , les résultats ne sonf pas aussi certains qu'avec le virus des rues, c'est-à-dire que les animaux inoculés ainsi ne périssent pas tous de. la rage.

Enfin rappelons le travail de H. (Jalli- Valerio , qui inocu le les deux virus à des rats, dans l'œil, dans les muscles, dans les nerfs el dans le cerveau. Or il a inoculé

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le virus lixo à seize animaux, dans l'œil; les muscles ou les nerfs : huit seulement de ceux ci ont succombé à la rage, et Imii oui survécu. D'un autre côté, il a injecté la rage des rues à vingt animaux dans l'œil OU dans les muscles : douze de ceux-ci oui succombé, et liuil seulement ont survécu!

Il ressort de ces faits que le virus des rues est incontestablement doué de propriétés pathogènes plus étendues que le virus fixe etNitsch conclul de sesexpé riencës que si en inoculant de petites doses de x irus rabique dans les différents tissus chez les lapins, à l'exception du système nerveux central, on ne peut trouver de différences sensibles entre le virus des eues et le a irus lixe. exception doit être faite pour le tissu musculaire, dans lequel le virus des rues se montre plus virulent, même à dose faible, que le virus Qxe. Toutefois, d'une façon générale, celle différence des deux virus est surtout appréciable avec des doses fortes.

Si l'on veut bien se reporter aux conditions suivant lesquelles la rage se transmet et se perpétue dans la nature, les différences qui séparent en apparence le virus des rues du virus fixe nous paraissent d'une explication assez facile. Quelle (pie soil l'espèce animale atteinte de la rage, celle infection a toujours été communiquée de la même façon, par morsure, el l'éloigné ment de celle-ci des ce u 1res nervéux suffit à faire comprendre la durée toujours longue de l'incubation.

D'autre part , il ne saurait .être question d'un allai blissement dans la virulence par suite des passages par le chien, puisque nous avons vu qu'en inoculant cet animal directement dans le cerveau, on obtenait un

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