RAPIDITÉ ET MÉCANISME DE LACTION VIIU LENTE
L'élude expérimentale que nous avons faite de la rage va nous permettre de tracer du mécanisme d'ac lion du virus rabique un tableau conforme à sa nature et à ses propriétés. Toutefois la pathogénie de celle maladie découle de son observation clinique non moins que de son étude expérimentale, d'où la nécessité do ne plus nous contenter de cette dernière, mais aussi (le nous appuyer sur les documents accumulés par les cliniciens au sujet de la rage.
Un homme est mordu par un chien : après plusieurs semaines se déclarent les premiers symptômes de la maladie. Nous devons étudier les conditions de la morsure, les causes prédisposantes et occasionnelles de la rage, la propagation du virus depuis la région mordue jusqu'aux centres nerveux, la culture du microorganisme dans ceux-ci. commenl en s'y rtnil
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tipliant il donne une^ toxine, comment s'\ développent les lésions rencontrées après la mort.
r. Morsures rabiques. — Un des facteurs principaux de gravité est la profondeur de la morsure, ainsi que son étendue, caractères que L'on retrouve dansles plaies faites par les dents des loups ; aussi la mortalité, dans ce dernier cas, atteint-elle 62 p. 100. On conçoit que le virus rabique contenu dans la salive trouve des conditions d'autant pins favorables à sa propagation, qu'il sera entré en contact avec un plus grand nombre de filets nerveux lésés et qu'il sera mieux protégé contre l'action de l'air. Nous n'insisterons pas sur le rôle protecteur des vêtements, dont le tissu a pu retenir une partie de la salive.
. Dans certains cas moins fréquents, il n'\ a pas eu de morsure, ruais une plaie superficielle, ou bien des excoriations plus ou moins étendues de la peau, qui ont été léchées par l'animal donl la salive était virulente, conditions réalisées dans la transmission expérimentale de la rage par scarifications du derme.
De même que parmi les animaux contaminés tous ne prennent pas la rage, mais seulement un quart ou un tiers suivant les statistiques, de même les individus mordus ou léchés par des animaux enragés succombent à la maladie dans i5-i6 p. 100 des cas seulement, sans qu'on puisse en conclure à une sensibilité moindre de l'espèce humaine.
Une des causes favorisantes les moins douteuses est lo siège de la morsure, aux mains et à la face; la nudité de ces régions, leur richesse en filets nerveux, leur proximité des centres, constituent autant de dangers.
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