‹ L'etude experimentale de la rageChapitre 128 sur 238 · CAUSES PRÉDISPOSANTES ET OCCASIONNELLES · texte numérisé non relu

CAUSES PRÉDISPOSANTES ET OCCASIONNELLES

(1rs premiers symptômes. Ainsi, les observations de rage humaine montrent que beaucoup d'influences dépressives des fonctions cércbro- spinales semblent diminuer la durée de l'incubation : de ce nombre sont le surmenage, l'obsession de la rage. Parmi les fadeurs paraissant avoir affaibli la résistance de l'organisme, on cite encore des traumatisMes physiques , la fatigue, l'action du froid, ou bien un ébranlement moral : telle personne mordue par un chien aura ressenti les premières atteintes de la rage en apprenant la mort de l'animal.

Nous désirons rapporter quelques faits expérimentaux, relatifs à la suppression de la résistance chez «les animaux (554).

Si l'on injecte du virus fixe dans l'abdomen d'un mammifère, le liquide péritonéal cesse rapidement d'être virulent : trois cobayes, qui avaient, reçu dans l'encéphale o ce, 20 de cet exsudât retiré au bout de vingt-quatre heures, n'avaient rien présenté d'anormal après soixante jours. \ cette époque, nous avons injecté sous les méninges de deux d'entre eux un extrait de substance nerveuse normale, préparé au moyen du sulfate d'ammoniaque : quarante-huit heures après, les deux animaux présentent une paraplégie à laquelle ils succombent ; un passage fait avec leur bulbe donne la rage à des cobayes.

On pourrait interpréter celle expérience en admettant que les microbes rabiques se trouvaient dans l'exsudal péritonéal en trop petite quantité, mais que le traumatisme reçu plus lard par- le cerveau a triomphé de la résistance de l'organisme.

Voici une autre expérience analogue.

On introduit dans le tissu cellulaire chez le lapin,

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