PROPAGATION DU VIRUS
virulent dans la queue chez le chien ou chez le lapin. En la réséquant douze heures après, il pouvait encore prévenir la rage. Les choses se passeraient autrement si le virus parvenait aux centres nerveux par les voies lymphatique et sanguine.
Les expériences de Helman montrent encore, ainsi que nous l'avons déjà rapporté, que le virus fixe aussi bien que le virus des rues esl tout à fait incapable de provoquer la rage s'il n'a pas été déposé au contact de nerfs ou de la substance nerveuse centrale : dans le tissu cellulaire sous-cutané, clans les séreuses, son innocuité, sinon sa disparition, sont assurées. Si l'on rapproche ce fait du nombre très restreint des tissus et des humeurs qui peuvent éventuellement se montrer virulents au cours de la rage, on doit conclure que cette maladie apparaît comme une loxi-infeclion strictement locale.
Puisque le virus rabique parvient aux centres ner- -veuv par la voie des nerfs, la virulence de la moelle devra se manifester tout d'abord dans le segment médullaire en rapport anatomique avec la porte d'entrée du virus. Ainsi, dans le cas de morsure aux extrémités intérieures, ce sera le renflement lombaire, après une plaie aux mains le renflement cervical, qui seront les premières portions médullaires virulentes. Autrement dit. il y a une corrélation assez étroite entre la région infectée, le segment correspondant de la moelle et, partant; les troubles nerveux du début. C'est ce que prouvent les expériences de di \ eslea et Zagari. Ils 'constatent qu'après une injection virulente dans le nerf scialique les phénomènes paralytiques commencent aux extrémités postérieures, avec prédominance du côté