PROPAGATION DU VIRUS
malade accuse des sensations de brûlures, des élancements, des piqûres, des irradiai ions douloureuses qui partent delà région mordue cl se propagent-le long des nerfs du membre atteint. Des troubles vaso-moteurs ont clé décrits, la cicatrice étant quelquefois plus froide que la région symétrique opposée; ou bien on noie des dysesthésies variées, de l'anesthésie au niveau de la morsure, de l'hyperesthésie tout autour. Ce sont vraisemblablement des (roubles analogues qui portent les animaux à se gratter furieusement. Tels sont les principaux renseignements que nous donne l'observation clinique.
D'autre pari, quel que soit, en dehors des centres nerveux, le lieu de pénétration du virus rabique. il doit 3 parvenir el s'y multiplier pour y produire les désordres dont les symptômes de l'infection sont révélateurs, et puisqu'il s'écoule une moyenne de quinze jours avant l'éclosion de la rage transmise expérimentalement par trépanation, on peut dire que la différence entre la durée totale de l'incubation chez les mordus, et ces quinze jours qui s'écoulent après une trépanation représente le temps que met le virus à parvenir de la région de. la morsure jusqu'aux centres nerveux.
Si nous rapprochons celle considération, d'ordre expérimental, des troubles nerveux (pie nous avons décrits, nous devons conclure que le microorganisme de la rage se propage d'une façon extrêmement lente, ce qui distingue celle maladie de la plupart des autres infections microbiennes.
Au virus rabique s'offrent deux voies de propagation : on bien les lymphatiques peinent le transporter dans la circulation générale, à l'exemple de beaucoup
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d'autres microorganismeô., ou bien Les jilèis nerveux vond assurer La culture du virus, qui. progressant le long des nerfs, parviendra jusqu'aux centres nerveux.
Celle dernière voie de propagation, les troncs ner: veux, a été pressentie depuis fort longtemps par plus d'un médecin. Qu'il nous suffise de citer les noms de Duboué (de Pau), de Jaccoud, dont La manière de voir éiail en contradiction avec celle de l'école allemande représentée par Virchow, pour qui La culture du virus se faisait lentement au lieu même de la morsure, celle-ci déversant dans le sang des poisons qui s'accumulaient lentement au sein du système nerveux.
Les découvertes de Pasteur ont tranché la question. Le virus rabique , qui se rencontre 1res exceptionnellement dans les humeurs, devrait s'y montrer toujours au cas où elles assureraient sou transport aux centres nerveux; de même les organes Lymphatiques devraient être constamment virulents.
Si, au contraire, le microorganisme de la rage atteint la moelle et le cerveau par l'intermédiaire des troncs nerveux, ceux-ci devront se montrer virulents; de fait ils le sont, ainsi que Je prouvent les expériences de di Vestea et Zagari. Roux. Bardach, Helman, recherches qui vont compléter ce que nous savons sur le siège du virus rabique , dont la présence devait, plus lard, être signalée dans la morsure même.
Nous avons déjà vu que Y inoculation de virus dans un /roue nerveux peut donner La rage: si l'on résèque le nerf à temps après L'injection, il esl même possible d'empêcher La maladie d'éclater.
Di Veslea et Zagari ont relaté plusieurs expériences de ce genre. De même Helman injectait du bulbe