Passages par l'organisme des muridés
— Si la virulence ne paraît pas avoir été exallée, dans les recherches dt1 Bruno Galli-Valerio, en passant par le cerveau de Mus decumanus , Mus ratios , Mus sylvaticus , Mus musculus , c'esl peut-être que L'auteur se ser\aii d'un virus fixe. En effel . dans d'autres expériences avec un unis des rues, celui-ci atteignait son maximum de virulence après trois passages, et les animaux succombaient chaque (bis à la forme furieuse de la rage. Cependant Licmlinger (927) a vu même le virus fixe exalter sa virulence en passant de rat à rat et de souris à souris, lorsqu'il était inoculé sous la peau ou bien clans les muscles.
Nous ne citerons pas toutes les espèces de mammifères auxquelles on a transmis expérimentalement la rage: ainsi Carlos França (20,5) l'étudié chez le blaireau (Mêles In. rus), chez la fouine (Musiela foina); des [passages n'ayanl pas été faits, on ne sail de combien le virus des rues pouvait ainsi avoir augmenté sa virulence.
Il est supposàble (pie le virus des mes peut être renforcé par n'importe quelle espèce de mammifère. Toutefois nous ne pouvons arriver à coin prendre l'expérience suivante, citée par L. d'Amato Il inocule dans
la chambre antérieure de l'œil d'un lapin Le bulbe d'un çhien mort de rage., qui étail conservé depuis trois mois dans la glycérine. Ce lapin fut malade au bout de six jours et mourut le joui- suivant. Le virus, en pas sant de lapin à lapin, donna des périodes d'incubation de quatorze, puis de huit, enlin de six jours.
L'auteur, qui ne propose aucune explication de cette variation dans L'activité, rappelle que la rage des
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rues présente ump virulence exaltée chez certains animaux. Je chat, le renard, Je loup. D'accord; mai^ si un séjour de trois mois dans la glycérine était resté sans effet sur une virulence si hautement exaltée, comment expliquer que le cerveau ail donné au premier lapin de passage la rage après une incubation plus que double de celle du premier animal, lequel avait été inoculé non dans le cerveau, mais seulement dans la chambre antérieure de l'œil ?
Claudio Fermi (de Sassari) possède un virus qui tue dans une proportion de 100 p. 100 les souris inoculées sous la peau.
4- Passages par le renard. — Parmi les espèces animales qui permettent de réaliser l'exaltation de la virulence, Nocard cite en particulier Je renard. Il montre qu'après sept ou Imil passages successifs par cet animal , le virus des rues devient capable de tuer le lapin en six jours.
Il en est de même des passages par le chat; leur élude a fait l'objet des recherches, déjà citées, de de Bîasi et Russo- Travail. Le chat meurt en dix jours environ avec le virus des rues; son bulbe, transporté en série sur d'autres chats, finit par donner un virus très actif, tuant régulièrement celle espèce en cinq jours. Reporté sur le lapin, le chien, ce virus leur donne la mort en cinq jours également. En revanche, le virus lixc ne subit pas de modifications dans sa virulence, quel que soit le nomljre de ses passages par le chat.
Les herbivores peuvent fournir un virus renforcé: avec le bulbe d'un mouton, mort en vingt jours, Calabrese a tué un lapin en huit jours.