‹ L'etude experimentale de la rageChapitre 20 sur 238 · MODIFICATIONS DANS LA VIRULENCE DU VIRU6 RABIQUE · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS DANS LA VIRULENCE DU VIRU6 RABIQUE

avec le virus de chien, aussi bien que la seconde exé çutée avec le virus humain, pas un seul des chiens inoculés n'a manqué de présenter la forme furieuse de la rage, souvent d'une durée de quelques heures seulement.

Dans le premier tracé, la ligne en pointillé se rapporte aux passages faits parallèlement par Je cerveau du cobaye.

Est-il besoin d'ajouter que les cobayes et les lapins inoculés dans le cerveau avec le bulbe des derniers chiens de la deuxième série ont toujours pris aussi La rage dans les délais normaux:» Donc, en passant par le cerveau du chien, le virus des rues, bien loin de s'affaiblir, semble au contraire fixer sa virulence, tout aussi bien qu'à la suite de plusieurs passages par l'encéphale d'un rongeur, le lapin ou le cobaye, et quant à la question de la conservation de la rage sur notre terre, ces expériences nous autorisent à conclure avec Nocard (617). « C'est chez cette espèce (le chien) que la maladie se perpétue, c'est par elle presque toujours que les autres animaux sont contaminés. »

Si nous pouvons nous faire une idée assez nellc de la façon dont la rage se perpétue dans la nature, nous ne savons rien sur les origines d'une telle maladie. Son histoire se perd dans la nuit des temps; niais nos recherches sur les passages du virus des rues par l'encéphale du chien s'opposent à admettre les idées de Sinn. Il pense qu'à l'origine. la rage était une maladie non de l'espèce canine, mais du lapin. Cet animal aurait, un beau jour, infecté un chien, qui en le chassant s'inocula la rage au moyen d'un fragment osseux du lapin rabique.

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