LES BATRACIENS
INFECTION RABIQUE CHEZ LES OISEAl V
i . Passages par le singe. — À côte des espères animales dont le cerveau est susceptible d'exalter la virulence du microbe rabicpie. il en est d'autres qui la diminuent.
Dans sa communication sur « l'atténuation de la rage », Pasteur (665) avait fourni des documents dès intéressants. « Si l'on passe du chien au singe, el ultérieurement de singe à singe, la virulence du virus rabique s'affaiblit à chaque passage. Lorsque la virulence a été diminuée par ces passages de singe à singe, si le virus est ensuite reporté sur le chien, sur le lapin, sur le cobaye, il reste atténué. En d'autres termes, la virulence ne revient pas de primesaul à la virulence du chien à rage des rues. L'atténuation, dans ces con
INFECTION RABIQUE CHEZ LES BATRACIENS :i3
dit ions . pou l être amenée facilemenl par un petit nombre de passages de singe à singe, jusqu'au point
[ de ne jamais donner la rage au chien par des inoculalions hypodermiques. L'inoculation par la trépanation, méthode si infaillible pour la communication de la rage, peu! même ne produire aucun résultat en créant néan-
; moins pour L'animal un étal réfractaire à la rage. » Uors qu'après un premier passage par le sin<<e le virus tue encore le Lapin en quinze jours environ, Le sixième singe donne un virus qui lue le lapin en trente jours seulement.
a. Infection rabique chez les batraciens. —
fiâtes introduit des petits fragments de cerveau rabique sous La peau de grenouilles, où bien prépare une émulsion de bulbe virulent avec quelques gouttes de Lymphe de ce batracien. Il trouve que. dans L'un et l'autre cas, Le virus rabique a été affaibli, ainsi que Le prouve son inoculation dans le cerveau du chien et du lapin, résultat cpie Babes attribue à L'action de la lymphe de la grenouille, dette expérience manque de contrôle, car on peut se demander ce que serait devenu le même virus abandonné à lui-même, pendant un temps égal. Toutefois celte objection, faite par Hôgyès, n'a peut être pas une grande valeur, le virus fixe se conservant assez semblable à lui-même pendant plu sieurs jours.
Des expériences personnelles nous ontdonné les résul lais suivants. On inocule dans le sac Lymphatique de plusieurs grenouilles prises (Rana temporaria) 0,2b ce. d'une émulsion de virus fixe à 1 : 10. puis on retire à des temps variables un peu de lymphe que l'on injecle