MODIFICATIONS DANS LA VIKUI.ESCE DU VIRUS |»BIQUE
dans le cerveau de cobayes. On voit ainsi que la lymphe retirée après dix-neuf, vingt-quatre et quarante heures est encore virulente ; en outre, le virus ainsi retiré du sac dorsal de Ja grenouille après quarante heures donne la rage en sept jours au cobaye, n'a donc rien perdu de sa virulence. Mais au delà de ce temps, brusquement on voit celle-ci disparaître du Liquide lym phatique, et les cobayes, inoculés avec un virus resté cinquante-neuf heures dans l'organisme du batracien, demeurer en bonne santé.
Cette variété de grenouilles (Rana tempornrui) estelle susceptible de présenter des phénomènes releyanl de l'infection ra bique ?
Si l'on se rappelle combien l'intoxication tétanique se trouve facilitée chez les batraciens par l'élévation de la température ambiante, on sera conduit à en agir de môme dans les expériences sur l'infection rabique de ces animaux. En conséquence, nous avons inoculé dans le cerveau dix-huit grenouilles, chacune avec o,025 ce. d'une émulsion à i : 10 de virus fixe. Le point d'élection est un millimètre en arrière d'une ligne unissant 1rs fentes palpébrales. Il suffit de maintenir entre deux doigts la tête de la grenouille fixée sur un liège et de piquer directement le crâne avec une aiguille très fine.
Les animaux présentent parfois une légère torpeur dont ils se remettent assez vite.
Au bout de onze jours, sur les dix-huit grenouilles, quatre seulement étaient encore vivantes, les autres avant succombe pendant leur séjour à 37", en dépit des précautions ordinaires, isolement de chaque animal dans une cuve distincte, changement, chaque jour, de l'eau de celle-ci. Cependant, trente-deux jours après l'inocu-