Infection rabique chez les oiseaux. — Si
l'on veut se faire une idée des modifications profondes que subit le virus rabique en passant par l'encéphale de certains animaux, il faut étudier la rage chez les I oiseaux.
Les faits rapportés par kraus e1 Clairmont ([x-jfA) oui, été confirmés de différente côtés. La seule voie d'inoculation est la voie intracérébrale : v. Loto (TuS). qui l'a employée, note la faible. réceptivité des poules et des pigeons, la réceptivité plus grande des oiseaux de proie (5/|()).
36 MODIFICATIONS DANS LA VIRULENCE M VIRUS KAIiH.il h
Nous-même avons reconnu combien il est difficile de provoquer l'infection rabique chez les oiseaux. expériences ont porté sur la poule, le pigeon, le canari, l'oie, le canard.
Chez les oiseaux adultes, on réussit assez souvent à donner la rage par inoculation intracérébrale ; mais il est exceptionnel de pouvoir transmettre avec leur cerveau la maladie à d'autres oiseaux. Sur cinquante-sept adultes injectés dans l'encéphale, douze ont succombé à la paralysie , trois à la suite d'une infection parle virus fixe , neuf après inoculation avec un virus des rues.
Nous avons essayé, avec le bulbe de ces morts, de réaliser un passage sur vingt-six oiseaux : cinq seulement ont présenté des troubles paralytiques plus ou moins durables et auxquels ont succombé quatre autres oiseaux, sans qu'il fût possible de réaliser avec leur bulbe un deuxième passage, si bien qu'en tenant compte des seuls cas mortels, on obtient les pourcentages suivants : 36 pour le virus des rues, a5 pour le virus lixe. i5,38 pour le virus aviaire.
L'inoculation intracérébrale chez les oiseaux se fait en perçant le crâne entre les deux yeux et sur la ligne médiane avec une pointe en fer, que l'on remplace par l'aiguille de la seringue chargée de l'émulsion : l'hémorragie de la peau cl des sinus est toujours abondante. Un léger abattement succède souvent à L'injection.
Les symptômes sont essentiellement intermittents. On trouve les poules assoupies, la tête cachée sous l'aile; ce sont les premiers signes survenant un mois environ après l'inoculation. Bientôt l'animal cesse de pouvoir voler, garde les ailes écartées, comme pour maintenir son équilibre, marche avec peine, en titubant.