INFECTION RABIQUE CHEZ LÉS OISEAUX
Vprès plusieurs jours rie cel état, il esl presque de règle de voir les poules se remettre. Plus lard, nouvelle attaque, quelquefois hémiplégique ; après plusieurs crises de ce genre, les oiseaux succombent ou se rétablissent tout à fait.
Les pigeons présentent du tremblemenl . de la somnolence, du frémissement des ailes; ils ne volent plus qu'à une faible hauteur et difficilement. D'autres fois, on constate une hémiplégie'; l'animal, en marchant, s'incline sur le côté paralysé, puis ne laide pas à tomber sur le bec; les ailes sont difficilement maintenues le long du corps, \pirs le vol, on voil parfois le pigeon tomber d'un côté, ou même rouler sur le dos, dès qu'il cherche à se remettre en marche.
Chez le pigeon, l'incubation s'est montrée des plus longues, soixante et un jours pour L'un, cinquante-quatre chez un autre inoculés dans le cerveau avec du virus des rues.
La voie intracérébrale est d'ailleurs la seule qui réussisse : l'inoculation clans l'œil, le péritoine, les veines, les scarifications sur la muqueuse palpébrale, le procédé 'les sacs ne nous ont donné que mécomptes. De même, toutes les tentatives pour affaiblir la résistance de l'organisme, telles que les injections d'acide lactique, l'extirpation de la rate, le refroidissement des oiseaux, ne nous ont jamais permis d'aller au delà d'un deuxième jpassage.
Devant ces échecs, nous avons expérimenté sur de très jeunes poussins et canetons Agés de huit à vingt jours et nous avons réussi à effectuer trois ou quatre -passages du virus, jamais davantage : sur vingt-huit ieunes inoculés dans le cerveau, nous relevons deux cas L'ét. exp. de la rage. o