MODIFICATIONS DANS LA VIKUI.ENCK DU VIRUS RABI0UB
positifs avec le virus lixe, cinq avec un virus des rues, cinq avec le virus aviajre. D'où il résulte que les oiseaux Liés jeunes sont moins résistants à l'infection rabique (/j*i,85 p. 100 de réussites) que les oiseaux adultes (29, 'i l\ p. 100 de succès).
Chez les jeunes, la mort peut arriver rapidement, dès le septième jour après L'inoculation, les symptômes se réduisant seulement à un léger assoupissement et à une paralysie des deux pattes; d'autres fois les poussins succombent plus de deux mois après l'injection virulente.
En passant par l'encéphale des discaux, le virus rabique s'affaiblit au point de ne plus donner la maladie, non seulement aux animaux de la même espèce, mais encore aux mammifères. Nous axons observé trois fois ce phénomène intéressant d'un virus aviaire du troisième passage se montrant, par injection intracérébralc, inoffensif pour deux lapins cl deux cobayes. Dans trois autres cas, les animaux n'ont pris la rage qu'après une longue incubation de vingt à trente jouis.
Conclusions. — Il serait intéressant de poursuivre celle élude de l'infection rabique dans la série. En variant les conditions biologiques, il est supposable qu'on verrai! s'augmenter encore la liste si longue des espèces animales sensibles au virus rabique.
Déjà, dans ces dernières années, on a étudié aved soin la rage chez de nombreuses espèces de rongeurs, dont quelques-uns séjournent volontiers dans les habitations humaines. Inoculés sous la peau ou dans les muscles avec quelques gouttes d'une émulsion rabique. le rat. la souris entre autres, prennent la rage dans une
proportion assez élevée, et leur réceptivité paraît augmenter quand on l'ait usage d'un virus avant subi quelques, passages par l'organisme de ces Muridés. Il doit donc être indiqué de faire subir le traitemenl préventif de la rage aux individus qui ont reçu des morsures <le ces animaux; de plus, il esl supposable que la majorité des cas de rage, dite spontanée, du chien, proviennent de morsures infligées par les rongeurs des habitations et des champs.
Il ne faudrait pas conclure de ces faits au rôle prépondérant des Muridés pour la conservation de la rage dans les conditions naturelles. Nous devons au contraire, tant au point de vue dogmatique qu'en raison des mesures préventives à prendre contre cctle maladie, hautement affirmer que le chien représente l'espèce animale qui entretient et perpétue la rage dans la nature, qui transmet celte infection aux autres espèces, aux Muridés en particulier.
Nos expériences n'onl-elles pas montré que, loin de s'atténuer, le virus rabique exaltait sa virulence après un certain nombre de passages par le cerveau du chien .
Si les variations dans la dniée de l'incubation de la rage humaine, transmise par morsures de chien, nous apparaissent comme liées surtout à certains fadeurs tels que la quantité de virus introduite', le siège de la morsure et la réceptivité du sujet, le fadeur virulence doil aussi entrer en ligne de compte, car nous avons vu qu'à côté «les animaux dont l'organisme l'affaiblit, P en « si d'autres qui peuvent l'exalter.
Sans vouloir insister sur ce point spécial de clinique humaine, rappelons quelques faits intéressants. D'ordi