RECHERCHES DE RAMON CAJÀL
aurait toujours montré une polynucléôse très nette au
i rient do la mort des individus atteints de rage; mais
elle pourrait être observée pendant la maladie (5o3).
Gourmont et Lesieur (201 ) ont constaté chez l'homme, le chien, le lapin, le cobaye, atteints de rage, une hyperleucocytose du sang pendant la période terminale avec polynucléôse ncutrophile intense. Celle leucocytose et cette polynucléôse seraient assez constantes et assez intenses pour que. chez l'homme comme chez le chien . leur absence pût l'aire écarter le diagnostic de rage, faits confirmés par Nicolas (602), qui a vu, de plus, que la splénectomie n'exerçait aucune action sur la pol\ nucléose, ce qui était à prévoir.
Paviot el Lesieur (669) ont signalé la présence d'embolies capillaires de polynucléaires dans les ganglions spinaux et sympathiques, la moelle, le cerveau et le cervelet; ils considèrenl une telle lésion comme la plus précoce de toutes.
Enfin des altérations musculaires ont été décrites dans la rage du lapin; plus marquées au niveau des masséters et aux membres postérieurs, elles consisteraient dans une exagérai ion de la fibrillalion longitudinale.
i Recherches de Kamon Cajal. — \vani de terminer ce long exposé de lésions très intéressants . mais dépourvues, en général, de spécificité, disons quelques mots des recherches de Kamon Cajal el Dalmacco Garcia (71/1), qui ont étudié les modifications du réticulum des cellules nerveuses chez le lapin et le chien infectés par le virus des rues ou par le virus fixe.
Sur les préparations faites à partir du sixième jour
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de la maladie, on commence seulement à trouver des altérations dans les ganglions rachldiens. An débul de là paralysie, les lésions deviennent très nettes et se traduisent par l'hypertrophie du réseau superficiel des neurofibrilles, qui deviennent très épaisses et se colorenl fortement. L'épaississement des neurofibrilles serail dû à la fusion d'un certain, nombre d'entre elles en une seule fibrille; plus tard, toutes les fibrilles subissent le même sort : tantôt elles sont isolées, tantôt elles s'anastomosent pour former un plexus.
\u niveau des nodules de van Gehuchten, les cellules nerveuses réagissent contre les phagocytes d'une façon spéciale. Les neurofibrilles s'hypertrophient, se resserrent et envoient parfois en dehors de la cellule des prolongements qui s'anastomosent et prennent dans leurs mailles les phagocytes. A la fin, les fibrilles ne se colorent plus et subissent une dégénérescence granuleuse semblable à celle décrite par Marinesco dans le tétanos.
Les neurofibrilles présentent des lésions identiques dans les cellules nerveuses de la moelle, du bulbe, du cerveau et du cervelet. On peut trouver, même avant le sixième jour de la maladie, des modifications cellulaires.
L'hypertrophie des neurofibrilles est un phénomène réactionnel de la cellule nerveuse. Les symptômes para l\ tiques de la rage seraient sous la dépendance de l'atrophie de la cellule, de la destruction du réticulum, des lésions du protoplasma et du novau (atrophie, disparition des granulations de Nissl, disposition excentrique du novau). Ramon Cajal et Dalmacco Garcia font de l'hypertrophie des neurofibrilles dan- La cellule