ET AD CHIEN
Pour étudier expérimentalement la rage, la première difficulté à vaincre est d'obtenir une culture pure du virus. L'hypothèse, logiquement déduite de l'évolution de la maladie, et localisant le siège du microbe dans les centres nerveux, devait conduire Pasteur à la découverte capitale de la culture /'// vivo du virus rabique (664).
Si Galtier, dans plus de dix essais d'inoculation sonscutanée de la substance nerveuse de chiens enrayés, n'avait pu transmettre la maladie, c'est qu'il s'adressait à une méthode essentiellement infidèle, ainsi que nous le verrons. En déposant au sein de l'encéphale une parcelle de cerveau rabique. Pasteur trouvait d'emblée un moyen infaillible de donner la raye aux animaux,
L'ét. exp. de la rage. 1
2 TRANSMISSION UXPÉWMKNTALE DK LA RAGE
et le cerveau de ceux-ci constituait une culture pure du virus rabique, pouvant servir à l'entretenir indéfiniment dans les laboratoires, par passages d'animal à animal.
i. Technique de la trépanation. - - L'inocu lation intracérébrale esl facile. On fixe un lapin sur le ventre, un aide maintenant solidement la tête ; il esl inutile d anesthésier. Après avoir coupe les poils el nettoyé la peau du crâne, on pratique, à partir de la ligne qui rejoint le bord supérieur des orbites, une incision mé diane de trois centimètres environ, intéressa ni Là peau, l'aponévrose et le périoste. Vers le milieu de l'incision, on applique sur l'os, un peu en dehors de la ligne médiane, une couronne de trépan, mesurant environ cinq millimètres de diamètre. 11 faut (répaner lentement, pour éviter de blesser le cerveau; dès qu'en ne seul plus de résistance, on peut enlever la rondelle d'os avee un crochet.
Une émulsion d'un petit fragment de la substance bulbaire d'un animal rabique a été préparée asepli quement avec de l'eau ou du bouillon stérilisés; ou l'aspire dans une seringue de i ce. dont on dirige l'aiguille, courbe de préférence, sous la dure-mere : il suffit d'injecter ainsi quelques gouttes, environ 0,10 ce. l/aiguille retirée, on fiait deux points de suture a la peau
du crûne. A.
BMneoM moins laborieux est l'usage dn foret . don, ,a pénétration peut être limitée par une rondelle métal Huuc H suffit de quelles tours de v.s pour faire pl,^ la pointe de l'instrument à traders la peau Se et l'os; par le petit orifice on introduit 1 a.gmllc de la seringue dans la profondeur de la substance céré-