BROYAGE
montrent que l'activité du virus fixe u'est pas atteinte par des pressions de 206 35o atmosphères.
Ces faits confirment aussi ce crue l'on savait déjà à ce sujet. On avait remarqué, en effet, que le virus rabique peut être conservé pendanl soixante heures à 8 atmo sphères, et pendant vingt-quatre heures dans de l'acide carbonique à 60 atmosphères, sans perdre rien de son activité (Nocard e1 Roux).
i. Broyage. — Les recherches de Macfadyen , de Wakelin Barratt ont été longuement commentées el reprises par lleller. On sail que Macfadyen avait d'abord eu pour objet d'extraire des cultures du bacille typhique une endotoxine, précieuse pour l'immunisation des animaux. Il avait pu s'assurer que l'air liquide , employé dans son appareil à broyage, n'exerçait aucune action lâcheuse sur de nombreuses espèces microbiennes, les bacilles typhique, diphtérique, le vibrion cholérique, la bactéridie spbrulée, un staphylocoque doré, une sarcine. des Levures, un colibacille. Ce dernier, après une exposition de vingt heures à — [0,0° dans l'air liquide, n'axait rien perdu de son pouvoir fermentatiî de former de l'indol. Les carac
tères morphologiques des autres espèces microbiennes
n'étaient pas davantage modifiés.
Wakelin Barratt (75) eut alors l'idée de soumettre à l'action de l'appareil de Macfadyen du virus rabique. Il avait déjà pu s'assurer que celui-ci pouvait être conservé pendant trois mois à la température de l'air liquide, sans rien perdre de son activité. Il désirait savoir si une action mécanique intense pouvait dépouiller de sa virulence le cerveau d'un animal mort de
102 ACTION DUS AGENTS MKCANIOIK* SÛR LÉ VIRUS BABIQUB rage; en supposant que celle maladie soit due à un microorganisme. La dtestraicfibn mécanique de son suhsiialuiii . la cellule nerveuse, devais amener la des Irucl ion du micrQGTgmmriÉ lui même.
Dans ses premières expériences. Wakelii] Banati soumet un cerveau de lapin rabique à un broyage de onze heures dans un courant d'acide carbonique; ainsi broyé, le virus donnait encore la rage. Plus laid, celui-ci est mis dans le cytoclaste de Rowland; enfin on utilise le broyeur de \1aclad\en. avec l'action combinée de l'air liquide, et sans addition de sable.
Après cette épreuve, la substance nerveuse elait éimilsionnée dans neuf parties d'eau physiologique et injectée à des lapins sous la dure-mère. Le sa\anl anglais vil ainsi qu'un broyage de cinq minutes ne détruisait pas la virulence; mais quand on poursuivait celui-ci pendant trente minutes ou une beure. elle se trouvai* détruite dix fois sur treize ; un broyage de trois heures dépouillait ;'i coup sur un cerveau rahique de son activité pathogène.
Barrait supposait alors ou bien une destruction mécanique de l'agent pathogène de la rage, ou bien la mise en libellé, par Je broyage el l'air liquide, d'une substance anli. susceptible de neutraliser le virus. Pour le savoir, il gardait vingt-quatre heures à l'étuve un mélange de i partie d'énMllsion de virus fixe el de .""> parties d'une autre éinulsion . celle ci dépouillée par le broyage de sa virulence, puis inoculait ce mélange à des lapins qui prenaient la rage. Ce n'était donc pas à une action antirabique qu'il l'allail attribuer les résultats du broyage dans l'appareil de Ifacfadyen.
Gomme, d'autre part, ainsi qu'on l'a mi. le virus