‹ L'etude experimentale de la rageChapitre 58 sur 238 · BROYAGE · texte numérisé non relu

BROYAGE

rabique n'est pas atteint dans sa virulence par les basses températures, Wakelin Barratt se demande si le microorganisme de la rage n'aurait pas perdu, par suite de cette action mécanique si intense, sa vitalité, bref, n'aurait pas étédétruit mécaniquement, on, sinon lui. du moins son substratum indispensable, l'élément nerveux.

Heller reprend les expériences de Wakeiuj Barrati en soumettant au broyeur de Macfadyen et Rowland i gr. du cerveau d'un lapin infecté par Je virus fixe. Les résultats de ses recherches ne s'accordent pas tout à l'ait avec celles du savant anglais; ainsi il trouve le virus fixe encore actif après une heure et demie de broyage; mais, au bout de trois à quatre heures, i gr. de ce virus a perdu tout pouvoir de transmet tre la rage aux lapins, inoculés dans la chambre antérieure. Par contre, l'injection d'une quantité convenable de ce suc cérébral avirulent provoque chez le lapin un ensemble de symptômes sur lesquels nous reviendrons plus tard.

Nos recherches sur cette action de l'air liquide se bornent à une seule expérience, négative ; aussi nous ne voulons pas en tirer de conclusion, dautanl que n'ayanl pas eu à notre disposition l'appareil de Macfayden el Rowland, nous nous sommes contentés de broyer dans '"i mortier 2 gr. de cerve.au d'un lapin t„é par le virus fixe. Le broyage a été poursuivi pendant deux heures et deux litres d'air liquide ont été utilisés. \près ce temps une émulsion a été préparée de cette quantité de substance dans 25o ce. d'eau physiologique, et 0.10 ce. ont été inoculés dans le cerveau de trois cobayes <l<" ont pris la rage sans relard. Mais, nous le répé tons, la quantité broyée était deux lois plus grand,.

que dans les éxpériences de Heller, la dur<ée de broyage moins longue; enfin l'apparei] de Macfadyen Rowland n'a pas été utilisé.

2. Centrifugation. — Lorsqu'on centrifuge une émulsion de virus rabique pendant plusieurs heures, il arrive un moment où la totalité de la substance virulente s'étant amassée pour former le culot de centrifugation, le liquide surnageant, ainsi dépouillé du \inis. a perdu toute son activité. Ce phénomène, d'après les expériences cle Wakelin Barrait, se produit à la vingt cinquième heure d'une centrifugation de l'émulsim; rabique décimale, exécutée à raison de 200 tours par minute.

De même. Remlinger (749) prépare des émulsions de virus fixe à, i : 5o et à 1 : 100, qu'il centrifuge dans l'appareil de Krauss. à raison de 1000 tours à la minute. En une heure, le liquide superficiel se trouve complètement dépouillé de sa virulence.

Il n'est pas nécessaire de faire intervenir dans ce phénomène aucune action destructive, mais simplement celle de la force centrifuge.

3. Action de la température. — Le virus rabique se conserve fort longtemps, à l'état humide à L'abri de l'air et de la lumière. Galtier a reconnu que le cerveau d'un chien enragé étail encore virulent quarante-quatre jours après avoir été en l'on i : d'après cel

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