‹ L'etude experimentale de la rageChapitre 69 sur 238 · DESTRUCTION AU CONTACT DES HUMEURS DE L'ORGANISME · texte numérisé non relu

DESTRUCTION AU CONTACT DES HUMEURS DE L'ORGANISME

qualrc heures de séjour au frais, ou inocule 0,20 ce. du paélange dans le cerveau d'un lapin, qui prend là rage au neuvième jour, c'est-à-dire sans retard'.

Destruction du virus rabique au contact des humeurs de l'organisme. — Nous avons déjà vu. à propos de l'infection rabique chez les grenouilles, le pouvoir atténuant ou même destructeur donl jouissent les humeurs de ce batracien. Chez les mammifères, un fait analogue a été observé par les auteurs qui ont voulu suivre ce que devient le virus rabique dans la cavité péritonéale.

Remlinger (745) déclare que les tentatives pour cultiver le virus ràhique en sac de collodioD dans le péritoine du chien ou du lapin sont vouées à un échec certain, puisque non seulement des émulsions épaisses de substance nerveuse, mais des cerveaux entiers, .perdent rapidement dans le péritoine tout pouvoir pathogène. Déjà, au bout d'une heure, l'atténuation du virus est sensible; après si\ heures, la moitié des animaux inoculés par trépanation demeurent indemnes. La perle de |a ximlence est absolue après douze heures.

Un tel résultat cadre mal. dit raulcur, avec la résislancc considérable du virus rabique aux divers agents d'atténuation! Il ne peut s'expliquer ni par lac l,,m de température, ni par celle de la phagocytose, M on doit incriminer un pouvoir rabicide spécial e1

1 Claudio Fermi (de Sassari) possède un virus fixe donnant EH \T lUnS™°P- 100 cas après injection .sousv tl f" ! C PU eUld,Cr systématiquemen1 l'action sur ce v .us de nombreux agents chimiques qui ne se prêtaient pas à |noculation mtracérébrale. (L'izione di vari aJnti chimiei sut ^rus rnhido. Chez Carlo Tessitori. Scausano . S)

'-h action DES HUMEURS

singulièremem énergique du liquide péritonéal in vivo.

Au cours de nos recherches, nous avons constaté pin sieurs faits semblables à cèm <jue rappelle Remlinger, bien qu'ils en diffèrent quelque peu.

On inocule clans le péritoine d'un cobaye 3 ce. d'une émulsion décimale de virus fixe, passée à travers nu linge. Le lendemain on lave la cavité péritonéale avec 10 ce. d'eau physiologique, on sacrifie l'animal et on prélève l'exsuda't, qui est additionné de son volume d'eau salée, puis centrifugé. Le culot, inoculé à la dus,, de 0,10 ce. dans le cerveau d'un cobaye, lui donne la rage dans les délais normaux. Donc, après vingt-quatre heures de séjour clans le péritoine, le virus fixe n'était pas détruit. Dans une autre expérience où deux cobayes avaient reçu chacun 9 gr. de cerveau rabique clans le péritoine, l'exsuclat.se montra virulent encore quarante-huit heures plus lard.

Mais la même quantité de virus ayant été injectée dans la cavité péritonéale d'un autre cobaye. J'exsudai retiré au bout de trois jours et centrifugé comme clans l'expérience précédente s'est montré dépourvu de toute virulence. Dans nos recherches, celle-ci s'est donc conservée intacte pendant quarante-huit heures dans la cavité péritonéale.

L'action du suc gastrique a été étudiée par divers expérimentateurs, qui ont constaté que ce liquide atténuait ou même détruisait le xirus rabique. Déjà, à la lin du xvm" siècle. Percival, s'appuvant sur une Croyance populaire, recommandait L'emploi du suc gastrique des carnivores comme traitement des morsures faites par des chiens enragés. Au début du xix siècle. Zinke, Ëusebio Volli n'hésitaient pas à préconiser

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