i0 LA VACCINATION CONTRE LA RAGE
voqucr .,„ processus phagocytaire ayant pour résultat lenglobement de ceux-ci et, par conséquent. la disparitl0n (lu principe vaccina] lui même.
\u cours d'expériences (546) faites dans le but de rechercher si le virus rabique passe à travers les bougies, nous avions inoculé, dans le cerveau et dans la veine de plusieurs lapins , une assez grande quantité d'un liquide obtenu par Qltràtion, à travers une bouffie Berkefeld \\ . d'une émulsion préparée à raison de 1 partie de bulbe rabique pour 5o parties d'eau ordi uaire. Dans doux cas seulement, nous avions vu éclate* après quinze, vingt jours d'incubation, «les troubles paralytiques chez les animaux inoculés, sans qu'il fïïl possible de réaliser de passage avec leur cerveau. Trois des lapins demeurés bien portants furent alors éprouvés par l'injection du virus fixe dans la chambre antérieure de l'œil : ils résistèrent, tandis qu'un nombre égal de témoins succombaient à la rage.
Depuis lors cette expérience a été souvent répétée. En voici un autre exemple.
On broie finement et on émulsionne dans 4oo ce. d'eau ordinaire l'encéphale d'un lapin ayant succombé à l'action du virus fixe ; lemulsion, est passée à travers du papier, puis filtrée sur une bougie Berkefeld. Après trois heures, on recueille environ 20 ce. d'un liquide clair, légèrement coloré en jaune. Deux lapins en reçoivent chacun 10 ce. dans la veine de l'oreille: puis, le .surlendemain, ils sont éprouvés . ainsi que deux témoins, avec quelques gouttes. 0,10 ce. de Aiins fixe à i : 10 dans l'œil. Ces deux derniers prennent la rage aux treizième et quinzième jours; les lapins traités demeurent bien portants.