FIXATION SUR LE VIRUS R. DE LA SUBSTANCE IMMUNISANTE
vilro. Le phénomène que nous avons constaté in vivo esl rare, semble-t-il ; voici une expérience qui leconcerne.
M li I, A \GES
1 ce. V. F. 1 p. 100 + 5 ce.
eau physiologique
1 ce. V. F. 1 p. 100 + 5 ce.
sérum antirabique
1 ce. V. F. 1 p. 100 + 4 ce.
sérum antirabique
1 ce. V. F. 1 p. 100 + 3 ce.
sérum antirabique
1 cç. V. F. 1 p. 100 + 2 ce.
sérum antirabique
1 ce. V. F. 1 p. 100 -f 1 ce.
sérum antirabique
RESULTATS
Lapin n° 10 Cobaye noir Lapin n° 26 ( lobaye jaune blanc Lapin n° 61
R. 9e jour
OC R. TM jour R. 10'' jour
OC
•Comme on le voit par ce tableau, une dose immédiatement supérieure à i ce. de sérum antirabique s'esl montrée dépourvue d'action neutralisante; seule quantité cinq t'ois plus grande empêchaîl l'action pathogène du virus. tf ce. de sérum exerçant seulement une action retardante considérable.
■î. Fixation sur le virus rabique de la substance immunisante. I ne des propriétés les plus inléressaules du sérum, et qu'il nous reste encore à étudier, esl de fixer sur la cellule microbienne la substance immunisante. D'une façon générale, ln,M élément cellulaire susceptible de jouer dans l'organisme animal le rôle d'antigène, c'est-à-dire de provoquer la formation d'un sérum doué de propriétés auli. possède le pouvoir in vilro de fixer en excès la substance spécifique du sérum.
186 ACTION DO SÉRUM SANGUIN 8UB LE VIRUS lîAHIUL'K
Celle découverte, qui a été l'aile par Bordet pour les hématies, s'accorde parfaitement avec La comparaison que ce savant a établie entre les phénomènes d'hémolyse el les phénomènes de teinture.
Le sérum antirabique , tout comme les autres, peut être dépouillé de sa sensibilisatrice, c'esl à dire de sa substance spécifique, par le virus rabique.
Préparons un mélange neutre virus-sérum, tel par conséquent qu'il soit inoffensif en injection intracérébrale. puis soumettons ce mélange à l'action de la centrifuge. Vprès un certain temps, le liquide surnageant, le sérum, est recueilli et mélangé, dans des proportions variables, avec une émulsion centésimale de virus fixe. On voit alors qu'il a perdu ses propriétés antirabiques, les nouveaux mélanges virus-sérum donnent la rage aux animaux; le sérum a été dépouillé de la substance spécifique, de la sensibilisatrice, Êxée el retenue par le virus rabique centrifugé.
Mais cette fixation de la sensibilisatrice sur le virus fixe n'est pas très stable, ainsi que le montre celle autre expérience.
On prépare deux mélanges neutres, composés chacun de volumes égaux de sérum et d'émulsion virulente centésimale; le premier est injecté dans l'encéphale d'un cobaye qui résiste, le deuxième es1 centrifugé, puis lavé à trois reprises avec de l'eau physiologique, après quoi on inocule le mélange ramené à son volume primitif: l'animal prend la rage. Le sérum qui avail servi dans celle cen i ri I nga i ion esl mélangé de nouveau avec une émulsion rabique, el injecté dans le cerveau d'un lapin, qui succombe à l'infection; le sérum a donc perdu ses propriétés neutralisantes par fixation