IMMUNISATION DE LA CELLULE NERVEUSE
Cette objection no nous paraît pas valable, pour différentes raisons.
Si nous nous reportons à l'exemple du tétanos cérébral qpie nous axons donné plus haut, nous \ voyons que la présence dans les humeurs de quantités consi dérables d'antitoxine a'empêche pas les animaux acti vement immunisés de succomber à l'intoxication par le poison déposé au soin dos cellules cérébrales.
Mais on pourra penser qu'il n'\ a pas analogie complète entre une substance soluble comme une toxine e1 une émulsion comme le virus rabique au point do vue des réactions défensives que l'une et l'autre peuvent provoquer dans le cerveau.
Line autre considération qui nous paraît digne d'intérêt esl la suivante: au cours do nos recherches sur l'immunité, il nous esl arrivé extrêmement souvenl d avoir à node disposition des animaux vaccinés, dont le sérum était doué de propriétés antirabiques liés intenses; ces animaux supportaient fort bien l'épreuve virulente intraoculaire , mais ils succombaient à la rage quand on leur avait inoculé du virus dans l'encéphale
Si colle immunité, qui se traduit en particulier par la présence de la sensibilisatrice dans leurs humeurs, pouvait protéger ces animaux contre l'action patho gène d'un virus déposé au contact du nerf optique, pourquoi ne le pouvait-elle plus quand los microbes rabiques étaient introduits au sein des cellules céré braies, sinon parce que celles-ci, c'est-à-dire les non rones centraux, n'avaient pas encore participé à l'im munité dont étaient doués déjà les neurones périphéwques. les nerfs?
Est-il besoin de rappeler aussi la longue durée d'une