SAT LE
projection s'obtient au moyen de l’anthropomètre. Le bras fixe est tiré de 20 centimètres, le bras mobile de 2 centimètres environ. L’instrument est placé verticalement à gauche du sujet dans un plan frontal passant par le tragus. La main gauche accompagne le bras fixe dont l'extrémité touche le vertex, cependant que la main droite manœuvrant le curseur l’abaisse jusqu’au moment ou le bras mobile se trouve en face du tragion (insertion supérieure du tragus à un millimètre au-dessous de la spina-hélicis, petit repère osseux palpable). Cette mensuration est très délicate. MARTIN recommande l’usage d’un instrument (Ohrhôhennadel) formé de deux aiguilles perpendiculaires suspendues au bras supérieur de l’anthropomètre et permettant de vérifier la verticalité de l'instrument et le parallélisme de l’aiguille inférieure au plan orbito-auriculaire.
Cet appareil peut-être remplacé par un fil-à-plomb.
HUTH renverse l’anthropomètre. Le bras fixe raccourci, accompagné de l'index est fixé devant le tragion, la main droite abaisse le curseur et le bras mobile allongé, jusqu’au vertex.
Cette mensuration a une grande importance car elle sert à la détermination des indices céphaliques verticaux. Elle est utilisée également pour le calcul de l’indice volumétrique crânio-cérébral (1).
Le
Te. — Hauteur totale de la tête (R. MARTIN N° 16).
C'est une projection verticale. L'anthropomètre est placé dans le plan sagittal médian devant la tête droite (voir ci-dessus). Le bras fixe, accompagné de la main
(1) Notons que BarBarA utilise sur crâne sec, la hauteur du foramen auditif au vertex, mesurée non en projection, mais en ligne directe avec un compas d'épaisseur courbe, il note que les résultats demeurent comparables à ceux que l’on obtient par la technique classique que nous avons indiquée.
ÉÉPRE n
gauche, touche le point le plus élevé de la voute crànienne (vertex) : le bras mobile très court est amené par la main droite devant le milieu du bord inférieur du menton (gnathion). On peut également opérer avec l’anthropomètre renversé (HUTH).
8°. — Hauteur physiognomique (R. MARTIN N° 17) ou totale du visage.
C’est une distance. Elle se mesure au moyen de l’anthropomètre dont les deux bras sont tirés à une même
division (5 centimètres). F
L’instrument est tenu dans un plan sagittal médian. Le bras inférieur mobile est amené en face du bord inférieur du menton (gnathion), cependant que le bras supérieur fixe est maintenu en regard de l'implantation: des cheveux (trichion).
9°, — Hauteur morphologique du visage (R. MAR- TIN N° 18) ou naso-mentonnière.
Eile peut se déterminer avec l’anthropomètre ou le
pied à coulisse en mesurant la distance du gnathion au nasion (suture naso-frontale).
Ce dernier point se détermine sur le sujet en faisant glisser, avec la partie latérale de la pulpe du médius, la peau sur la suture qui est alors bien perceptible. Il ne doit pas être confondu avec le point le plus déprimé de la racine du nez.
10°. — Hauteur du nez (R. MARTIN N° 21). Hauteur de la portion nasale (BARBARA).
C’est la distance du nasion à la base du nez (point sous-nasal).
Elle est mesurée avec le pied à coulisse.
los Largeur du nez (R. MARTIN N° 13).
Avec le pied à coulisse. Distance maxima entre les
2e Uog: =>
ailes du nez sans appuyer et à un moment où la respiration est calme.
Les trois mensurations suivantes sont inspirées de BARBARA (1) qui a poursuivi ses investigations sur les crânes secs de la collection ligure. Nous en présentons une adaptation au sujet vivant. Il est évident que les chiffres que nous obtenons, malgré la similitude de technique, ne sont pas comparables à ceux de l’auteur italien. Celui-ci recommande pour les mensurations l’emploi d’un compas d'épaisseur à branches droites. Nous utilisons, sur le vivant, le pied à coulisse de préférence au compas. Nous obtenons ainsi :
12°. — Distance tragion-nasion.
13°. — Distance tragion-sous-nasale.
14°. — Distance tragion-menton.
Remarquons ici que nous utilisons le tragion et non le foramen auditif qui n’est pas un bon repère anthropologique sur le vivant.
Ces trois dernières mesures permettent de calculer :
a) la profondeur moyenne de la portion nasale qui est représentée par la moitié de la somme des distances tragion nasion et tragion sous-nasale;
b) la profondeur moyenne de la portion buccale qui est égale à la moitié de la somme des distances tragion sous-nasale et tragion mentonnière.
V. — LES PÉRIMÈTRES Les périmètres, malgré l’imprécision et les causes
d'erreur qu'ils comportent, fournissent cependant des
(1) BarBarA : fondamenti della cranologia costituzionalistica, page 48, 1933. 5
indications utiles en anthropométrie constitutionnaliste. Nous utilisons les périmètres suivants qui sont classiques:
A) Périmètre thoracique moyen. — Il se mesure en état de « respiration calme » entre l'inspiration et l’expiration. Chez l’homme le ruban passe au niveau des mamelons correspondant à la quatrième. côte, et en arrière de l’angle inférieur de l’omoplate. Chez la femme un artifice est nécessaire : le ruban métrique passe deux fois autour du thorax au-dessus ‘et en dessous des seins en avant, en arrière sous l’angle de l’omoplate. Le chiffre obtenu sera divisé par deux.
S'il est impossible d'obtenir une demi-inspiration calme il faut faire deux lectures, l’une en inspiration forcée, l’autre en expiration forcée, dont on calculera la moyenne.
B) Périmètre de la taille. — I1 se mesure à l'endroit le plus étroit du tronc. =
C) Périmètre de la cuisse. — A l'endroit le plus large, c'est-à-dire, en arrière, juste au-dessous du pli fessier.
D) Périmètre de la jambe. — Mesurer à l'endroit le plus gros du mollet.
E) Périmètre du cou-de-pied. — Au niveau où la jambe est la plus fine.
F) Périmètre maximum du bras en extension. — Au tiers supérieur du bras, au niveau où le volume du biceps et du triceps atteint so n,Mmaximum.
G) Périmètre maximum de l’avant-bras. — A sa partie supérieure.
H) Périmètre minimum de l’'avant-bras. — A quelques centimètres au-dessus du poignet.