‹ L'etudiant et la grande dame comedievaudeville en deux actesChapitre 12 sur 30 · DUPRÉ , FERDINAND · texte numérisé non relu

DUPRÉ , FERDINAND

DUPRÉ. Oui, monsieur, il faut nous expliquer franchement.

Ferdinand. Tout ce que vous voudrez, monsieur Dupré... je suis si heureux....

Tenez, voilà mes papiers., mon acte de naissance, le cctlifkai-..

dupré. Il est bien question de cela, monsieur!.. des certificats... on en a tant qu’on veut.. . c’est comme les cuisinières qui sont toujours des modèles de fidélité... et qui font danser... (Gravement. ) Ecoutez-moi , monsieur, et répondez sans rougir.

Ferdinand , souriant. Quel préambule !

dupré. J’ai été jeune comme un autre , et jesais parfaitement... c’est-à-dire je savais autrefois , mais aujourd’hui c’est différent...

FERDINAND. Eh bien! monsieur?

dupré. Eh bien ! monsieur , j’ai des soupçons que j’ai cachés à Louise... paice que la pauvre enfant est encore si faible.. . et si elle devait être sacrifiée...

Ferdinand. Que voulez-vous dire ?

dupré , appuyant. Vous avez des maîtresses, jeune homme!

FERDINAND. Moi, monsieur! dupré , appuyant. Vous avez des maîtresses!... voua en avez une... au moins.

FERDINAND. Je puis VOUS jurer...

dupré. Je no m’en fâche pas je ne

vous en fais pas de reproches. . . mais il faut me l’avouer , il faut me donner des preuves, car je n’ai encore que des indices.

Ferdinand. Monsieur, je ne sais si c’est une épreuve, une plaisanterie... mais j’affirme sur l’honneur!...

dupré. Prenez garde, jeune homme...

vous me deviez deux termes...

Ferdinand. C’est vrai... quel rapport?..

dupré. Je ne vous les demandais pas...

FERDINAND. Eh bien !

dupré. Eh bien ! monsieur , ils sont payés.

Ferdinand. Payés... et par qui?

dupré. Par un inconnu... un homme qui m’attendait en bas et qui m'a abordé très-poliment, le chapeau à la main... mais, malgré le soin qu’il avait pris de se déguiser en homme comme il faut... j’ai parfaiment reconnu un valet de chambre de bonne maison... j’ai une telle habitude du grand monde!..

FERDINAND. De quelle part venait-il ?

dupré. Il n’a pas voulu le dire.

Ferdinand. Et il voulait payer mes

loyers ?

dupré. Il m’a forcé de les recevoir !

Ferdinand. C’est un malentendu.

dupré. P’cht.... et cette pendule, cette écritoire, cette montre, que l’on a apportées en votre absence... est-ce aussi un malentendu?

Ferdinand, plus étonné. Que vois-je? et

qui a envoyé cela ?

MAGASIN THÉÂTRAL

DUPRE. Qui? qui?... c’est moi qui vous le demande, puisque je n’en sais rien.

Ferdinand. Mais ni moi non plus.

Dr pré, avec colère. Laissez donc!... ces cadeaux cachent quelque mystère galant, quelque liaison criminelle... et s’il était vrai...

Ferdinand. Vous oseriez supposer!

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