‹ L'etudiant et la grande dame comedievaudeville en deux actesChapitre 22 sur 30 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

CORBINEAU, puis FERDINAND, LE DOMESTIQUE.

corbineau, seul. Elle est adorable I et Dorothée elle-même n'en approche pas...

(Se frottant les mains.) Gouaille à présent, vieillaid ironique, gouaille tant que tu

L'ÉTUDIAiNT ET LA GRANDE DAME.

voudras, je reste à l'entresol, et j'irai au premier quand ça ine conviendra.

FERDINAND, sortant de la chambre à droite avec deux valises surf épaulé. Tous nos paquets sont faits.

corbinf.au. Eh bien ! où vas-tu donc?

Ferdinand. Je m'en vais.

CORBiNKAU. Ce n’est pas la peine! c’est arrangé, tu peux rester.

FERDINAND. C’est arrangé ?

corbinkau. Oui, mou ami. il y avait erreur, et comme erreur n’est pascompte, tout est rectifié et convenu entre moi et lady VVilton, le loyer sera de cent cinquante livres de France, pour cet appartement.

FERDIN AND, étonné. Corbineau !

corbimiau.

A jr : Adieu , je vous fuis , etc.

La jouissance du jardin ,

Dans notre lover est comprise.

FERDINAND, parle. Corbineau !

conaiMiu, chanté.

F.t , mon cher, nous avous en tin Et l'ccrnic et la recuise.

Ferdinand , haussant tes épaules.

C’est fort heureux !...

CORBISB AU.

Oui, car cela

Mc décide à prendre équipage.

FBRDINAND, parlé. Toi?

cobbiri au, achevant l’air.

Mon Dieu! quand l'écurie est l\ li n'en coûte pas davantage !

FERDIN AND, jetant les valises et lui prenunt le bras. Corbineau, tu m’inquiètes, et je crains que tu ne sois pas dans ton bon sens.

CORBINEAU. Alt! tu crois cela?

LE domestique, rentrant. Le tilbury est prêt, monsieur.

FERDINAND, étonné, liein ?

corbineau. John! est-ce le gris pommelé ?

le DOMESTIQUE. Non , monsieur, l’alezan.

corbineau, aoec aplomb. L’alezan ? c’est bien, jedesceuds.

( Le domestique, sur un signe de Corbineau, rentra les deux valnqi dans la chambre à droite.)

Ferdinand. Toi, en tilbury?

corrinf.au. Pour faire mes visites, mon cher, pour voir mes malades... et autres, car il est impossible que maintenant la clicntelle n’augmente pas chaque jour.

FERDINAND, avec impatience. Ah çà !

m’expliqueras- tu ?..

corbineau. Je n'ai pas le temps, mais j’ai promis que nous resterions ici, et tu auras beau dire, nous y resterons. . . Que diable ! moa ami, il faut se résigner, et

se laisser faire, c’est tout ce qu’on te demande.

Ferdinand. Que veux-tu dire?

CORBINEAU, s'appuyant sur son épaule.

Que nous sommes nés tous les deux sous une heureuse ; étoile mais tu croyais être chez moi, et j’ai idée maintenant que c’est moi qui suis chez toi... adieu!

Ferdinand, voulant le retenir. Corbineau!

corbineau. Adieu , adieu !.. Mon tilbury est en bas. .. je n’ai pas un moment à moi.

(Il sott avec le domestique.)

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