‹ L'étudiant et la grande dameChapitre 7 sur 28 · DUPRÉ, LOUISE · texte numérisé non relu

DUPRÉ, LOUISE

(Après un petit silence, Louise vient à côté de son père, et le regarde avec lendiesse.)

dupré. Eh bien ! tu es contente de ton petit père ?

louise. Oui! et vous aussi, vous êtes content, n'tst-ce pas?

dipré\ Mon Dieu, pourvu qu'il soit honnête, bon mari... qu'il te rende heureuse... oh! là-dessus par exemple, je n'entends pas raison...

LOUISE. Ah ! je ne crains rien, il est si bon, si délicat; et puis de l'esprit, des talens ! vous verrez... allez... c'est un jeune homme qui arrivera à tout.

DUPRÉ, secouant la tête. Oh î à tout... il ne deviendra pas député.

LOUISE. Pourquoi donc?..

DUPRÉ. Tu crois?., un avocat !..

LOUISE. Avec du talent... de la loyauté.

DUPRÉ. Et quelques amis, il faut ça...

eh bien! ça me ferait plaisir... je ne suis pas fier, mais j'ai toujours désiré avoir un député dans ma famille. . . ça meuble bien, c'est comme un lustre dans un salon. {Regardant autour de lui. ) A propos de lustre, voilà une chambre qui en est un peu dépourvue... à peine de quoi s'asseoir.

LOUISE. Ca prouve qu'il avait de l'ordre, £t qu'il n'achetait pas de tout côté comme les jeunes gens d'aujourd'hui, sans savoir comment payer.

DUPRÉ, aoec ironie. Oh ! maintenant, il n'y a plus moyen d'y toucher, c'est l'arche sainte. [On frappe en dehors.) Qui est-là ?. . entrez...

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