I.K HOURGEOIS
album ma^nifiquo, toutrs choses qui ne lui coiHont rien et dont il ne se fera aucun scrupule <le .se défaire quand l'oeca^inn s'en |)r6-
seulera. I,a fcunue , la hclle-bœur cl les enfants, tuns ont leur aliVuin, ([u'ils doivent à leur iuiporluiiilé , h la faiblesse , au laisser aller des aitisies. les
protecteurs arrivent fiiez ces derniers , i> louiR lieure, le jour, la luiit , peu leur importe ; ils Iraînenl h leur suite des chiens, des amis, des maîtresses; rien ne les arrête.
l.e chnjieau siu' la tète , le cigare h la honclie, ils forcent la consigne et viennent enlever l'artiste au\ joies 'le la famille, aux douceurs du foyer doiuestiqun, peu Iciu- iiuporle. Ils le iinrcellent , le traquent et l'ahimenl ; et trop par(•s^eu\ ou trop insouriant pour jirendrc une bonne délerniiiiation , mieux vaudrait un fouet de poste, le pauvre garçon se lait et se console en coulant ses peines à des camarades aussi faibles, aussi apaihiques, aussi bons que lui. Non-seulement le protecteur s'insinue dans vos affaires, mais il TOUS impose ses gnûis, son tailleur et ses opinions , et vous donnera des conseils pour peu que vous le laissiez faire.
— Quand linirez-vous ce tableau rpic vous avez fhauclié il y a six mois? Vous serez toujours le même, vous commencez vingt choses à la fois et n'en terminez aucune; ce n'est pas ainsi que vous vous tirerez d'affaire, tenez-\ous-le pour dit.
— Vous ne voulez jamais m'écouier et ne failes que des sottises.
— A propos, tcrail-cc vrai, ce quii m'a dit chose, je ne sais plus déjà qui! n'allez-vous pas vous marier? — Oui. — Et pourquoi? Autant vaudrait, mon cher, vous mettre une corde au cou. Ce que je vous dis est dans votre intérêt; est-ce que vous devriez jamais penser ii ça, \oits autres!
Puis, tout d'im eouji, le protecteur disparaît, vous n'en entendez plus parler ; il a levé le pied , il a fait un trou à la lune.