CHAPITRE IV
Don Juan assaMia!
roiricz-vous (pi'il est certains jours de la vie où le Don Juan se fait un malin plaisir d'assassiner une foule de personnes toutes pins inolTcnsives les unes que les autres!
Ceci vous étonne, cependant rien de plus vrai.
Parfois il arrive que le ciel éiant pur, la nature en fleurs, le Don Juan s't'^veille avec des pensées toutes suaves, louies parfumées. H a dormi comme un enfant 5 la mamelle. Pendant son sommeil il a vu doux manjuises loi décocher des millions de coups é'ceil fnrtifs; trois princesses polonaises l'on! i'nle\é dans plu-ieurs voitures élincelantes de velours , d'or et de soie , et des populations de bayadères lui ont adressé de pho'-plioresrenics dêclaraiions d'amour en prose, en vers et en paniomime. Comme il a le cœnr h la joie, il se dit en se souriant à lui même : ■■ Il fait aujourd'hui un " temps magnifique, je me sens fnis et gaillard, je veux me diver- » tir... si j'assassinais!... Ma foi. ''Ui, assassinons! c'est un passe- • temps des plus doux. Allons, viie, rnes armes 1... »
Les armes du Don Juan nr sont rien nioiuK (|uc terribles. Son arsenal cousisic en savon parfunjé, ni huili's odorantes, en poudres et eau\ dcnlirrices , en brosses de toute couleur et de toute dimension. Dans cet arsenal le fer figure, mais sous une forme tout innocente : il est uu fer h papillotes , ou paire de ciseaux , ou liuie i ongles, ou épilatoire. — Timles ces armes, le Don Juan les manie avec une rare supériorité,
Voici encore d'aniics insiruments de mon : rc sont les |)iiiceaux à sourcils, la cire à iiiousI.kIic, le pot de carmin, la bouleillu de blanc et le corset.
lin moins de trois heures Don Juan s'est préparé pour l'assassinai.
Il s'est pomponné, frisé, busqué, pincé; il a plié, déplié, r<'|)lié une demi-douzaine de craNales; il a dessiné, avec une pureté exquise , la raie qui sépare les touffes di' wiii ondoyante chevelure ; il s'est implanté de vive force dan» ses bottes ; il s'est inondé d'onguents certifiés d'Arabie ; il a calfcuiré ses mains dans leur étroite prison de peau; il a cocpiellenieiil incliné son feulre sur l'oreille droite ; il s'est mis le liez au veut et de la flamme dans le regard , — une flamme ([ui lue ; Puis , il s'est élancé !
Voyez-le sur le boulevard ! avec quelle grâce il se dandine ,
comme ses coudes sont en dehors, coninie sa poitrine est bombée, conune ses épaules ont un air vainqueur!
On ne se défie pas de lui ; on le regarde ; on se dit :
>i Voilà un monsieur qui est bien ridicule ! « — Insensés qui trouvez que cet homiiie est ridicule et qni ne devinez pas que cet homme est uu assassin !
Lui , cependant , s'en va rasant le sol et accomplissant ses forfaits. Le long du son chemin (|ue de victimes !
Une griselte vient b passer , de son regard il l'assassine. Une maman , déjà plus que lùûrc, l'examine avec élonncment ; lui , sans s'éionner , il l'assassine.
De même une bonne d'enfants, qui ne s'en doute guère; de même une sœur de charité, qui ne s'en doute pas. Il n'a pas fait cinq cents pas que déjà il s'est répété dix fois li lui-même : « Encore une qui n'en reviendra pas, je suis un délicieux assassin I »
Il aperçoit au iravers des vitres d'un cabinet de lecture une figure pâle el blonde déchirant d'un air insouciant la bande du Mo/iileur univorset ([ue les abonnés ont oublié d'ouvrir, il entre, lesie el dégagé, sais't une chaise qu'il tampe tout juste en face du comjitoir, et par-dessus un journal dont il s'est empan- par contenance, il assassine la pâle et blonde femme à coups d'œiliades meurtrières el toutes irèii-anidricaini.s. — L'ccillade américaine (qu'on appelle également l'œil aimiricain) a remplacé ce que nos pères appelaient lesyeite en. coulisse. L'œillade amirirnine c>il grosse de promesses ; elle promet l'or du Pérou , elle promet un cœur non moins vierge que li's fnêls vierges de l'Amérique, elle promet une ardeur amoureuse de soixante degrés [îé.mmur. — Après cinq quarts d'heure d'assassinat, Don Juan se lève, et, tout en payant le prix de sa séance de non-lecture, il lance !i la blonde uu coup d'oil plus aigu , p'us profond , plus traître , plus américain que tous les autres, el .son en fredonnant :
Enfant ch*ri rtM dannes , etc. , cic.
Il monte en omnibus, mi .son œil assassine tous les cœurs qui battent ou qui ne battent pas sous des poitrines de femme. Aux Tuileries il a-sassine , femmes , filles , grand'iiiéri-s , tout y pa'^se. — Comparé k ce loup s.mguinairc, à ce vampire des cœurs, Laccnairc était un tendre agneau.
RIBLIOTHF.QUE POUR UIRE.
Il l'iitic dans un rcslauiani. CliariiM se li^iiii' (|iril cniif là pour nian'^or. Onol abus ! i:sl-ci' «[uc le Don Jnaii niant;!' ! l'.l (|n'\ a-t-il de fonnnnn , je vnns prie , entre ici être et nn liiflrck an\ poinini s ? Ce n'e^t pas de la viande ciiile qn'il faut U ce monstre, c'est de la chair de femme. [I ne boit pas de vin de Bordeaux , il boit des larnie> — larmes de femmes ! — il limne des sou|)irs , — soupirs de femmes ! — il absoriie des ûmes , — âmes de feninies ! — Quel p\nrcopliage, mon Dieu, qw cet lioinme ! lil le propriétaire du resiauiaut , qui ne voit pas à qui il a alTaire,
s'approch' du Dun Juan, et d'iu) ton mielleux lui dejnande : Il ce (piM faut servira monsieur?»
Don Juan toise ce grotesque personnage d'un air profondciiient i\idaigni'ux et se tient ù quatre pour ne pas lui répondre :
«1 Votre fcniuic à la croque au sel ! »
Mais il se maîtrise et lui dit avec une magnifique indifférence. ; . Tout ce que vous voudrez ! "
Noble, grande et belle réponse qui s'en va droit au rœur de la femme du restaurateur. Elle regarde avec intérêt cet lioinme qui dcclare haut et ferme qu'il accepte à l'avance tout ce qu'on voudra lui servir ; elle songe qu'on va pouvoir se défaire enfin et du turbot de ra\ant-veille, et du poulet de la semaine passée , et cette espérance la fait frémir de volupté.
La vojant frémissante , Don Juan triomphe dans son cœur et dit : • Encore une qui meurt, mon œil l'a tuée!... u
Du restaurant il court dans tme soirée d'amis. Là , il ne trouve que des honnues, et se borne à tuer la fennne de ménage qu'on a chargée de préparer le punch. Celle-ci, odalisque de quaranteneuf h soixante-trois printemps , — ce qui peut passer pour un joli comniencenient d'hi\ er — ne comprend rien aux roulements d'yeux du terrible Don Juan et lui demande tout bas si par hasard il n'aurait pas la coli(|ue.
l'eu satisfait d'être si mal compris. Don Juan s'éloigne du punch , maudissant les soirées de garçons où il n'y a pas de femmes ; et , comme la nuit est venue, il s'en va , pour se consoler, errer sons une fenêtre quelconque, dont ses prunelles, qui dardent la mort , assassinent les persiennes. Heureux quand les persiennes assassinées ne s'entr'ouvrent pas pour donner au ^Don Juan une douche plus ou moins mixtionnée, mais oii ne domine jamais l'essence de roses !
j CHAPITRE V.
Où l'on voit Bon Juan po«er et ne pat le rafraîchir d'un coup de sabre.
Don Juan fréquente assidûment les théâtres; mais, au rebours du vulgaire qui va au spectacle pour voir, Don Juan y va pour cire vu.
Aussi , la seule place quil consente à occuper c'est l'avantscéne.
Or, pour peu que dans le cours de voire vie vous ayez mis le pied dans mi théâtre, vous ne pouvez ignorer, cher lecteur, (pie
l'avant-scène est le lieu d'où l'on jouit le moins et le plus mal dis charmes d'une représeniation théâtrale. Ce (|ui explique |)ourquoi l'on paye beaucoup plus cher ([u'à toutes les autres places !
De ravant-scéne pas d'illusions possibles. On distingue le blanc et les fausses dents des jeunes premières;
Le front en parchemin du père noble ;
Le cache-folie du l'amoureux ;
Les rides de l'ingénue ; Le rose dont la grande coquette imprègne ses extrémités digitales.
On entend l'acteur dire au souffleur qui dort : " Mais souniez ,. donc , animal , au lieu de dormir ! » et le souffleur répondre eu bâillant : " Je ne dors pas , animal vous-même ! »
On aperçoit dans l'intérieur des coulisses soit le régisseur qui roule une bûche nfin d'imiter le bruit d'un carrosse , soit un vieillard Il la chevelure blanche qui prend la taille à une figurante ; et si les exigences du drame veulent que l'amoureux se précipite du haut d'ui" pont dans un abîme, on peut, sans trop allonger la tête, remarquer de l'avant-scène un fort bon matelas sur lequel tombe doucettement la déplorable victime.
Mais , encore une fois. Don Juan n'est pas là pour voir le spectacle. Il vient uniquement pour faire parade de sa personne , de son frac coupé dans le dernier style, de sa barbe ç.
plus luxuriante qu'une barbe de sapeur, de sa moustache cirée , gommée , astiquée , lustrée, de sa crinière léonine, de son faux-col non moins renversé que renversant, de son binocle, de sa camie à pomme d'or et — surtout, avant tout! — de ses gants-paillc toujours neufs, toujours éclatants, toujours vierges de macnlature. C'est que la paire de gants-paille est , aux yeux de Don Juan , un de ces moyens de séduction auxquels une femme ne résiste pas, s'appelàt-elie Lucrèce (pas Borgia) , fût-elle l'épouse de M. Montliyon — hoinme vénérable qui a inventé la vertu, — fût-elle li vertu elle-même en chair, en os et en robe montante !
Aussi peut-on dire, sans hyperbole aucune, que le Don Juan vit dans et par ses gants-paille.
Si , par le plus grand des malheurs , ils vont mal , s'ils sont trop larges du pouce , ou bien s'ils s'avisent de s'entr'ouvrir , entre les doigts, d'un point — d'un seul ! — oh ! alors Don Juan ne s'appartient plus , il a des crispations de nerfs , des impatiences dans la pointe des cheveux , et il oublie — chose incroyable — qu'il est né pour le bonheur de la femme comme la femme est née pour ses menus plaisirs.
Hâtons nous de constater que ce sont là des accidents bien rares dans la vie du Don Juan. Cet être a fait, dès les premiers jours de son adolescence, sur les gants de toutes couleurs en général et sur le gant-paille en particulier, des études tellement profondes ([u'un seul coup (l'œil lui suffit pour juger de la solidité d'une couiiiie et de la souplesse d'une peau de chevreau. — Don Juan est le Lavater du gant-paille I
L'HOMME A BONNES FORTUNES
Aussi, (l'ordinaire, il est ganu'- comme on l'est pei). — Je pourrais dire cuiiiuic un ne l'est pas ; mais je tiens à rester dans le \rai —
son yaiit est collé sur sa main , il la serre connue dans un Olau , il l'opprime, il l'étrangle...
— .Mais c'est là un inconvénient, allez-vous dire.
— Mon Dieu ,clier lecteur, que vous Clés peu intelligent ! Ne songez-vous donc pas qu'une main élran{;lée est d'un bon tiers plus étroite qu'une main dont les mouvements sont lihrcs?
"^ — Mais, répondrez-vous .j'aime à pouvoir remuer les doigts.
— Désir naturel , si vous voulez, mais peu fécond en jouissances !
Est-ce qu'un honune (jui a la main
large peut prétendre à faire- des l'emmcs (terme lechniqne) ? Oh ! que Don Juan est loin dépenser comme vous! Oh! combien il se plaint peu quand ses gants l'élreinuont et le meurtrissent! Olil comme il trouve (|iie lotit est pour le mieux dans le meilleur des mondes possible (iiiaiid , sous le elievreaii transparent, se dessinent sesoni;les, (pii toujours sont dune Knigiieiir démesurée et plus parfaitement ovales (lu'un œil de bœuf! Comme alors il sourit !... Sur sa ligure rayonne une béatitude inelVahie, et cependant il souffre comme un dauiné! Il a d'aflVeux picotements dans les doigts, mais, plus couraç;eux (pie Guatiniozin, il rêve qu'il est sur un lit de roses, (pie des liouris aux sourires agaçants, à la taille de guêpe, atix formes oiiduleuses , ie bercent en lui chaaunt des chants d'amour et lui prodignenl r\ \\%' pas mal de caresses toutes très voluptueuses. Mais bieuiôt Don Juan sort de sou rêve, car il vient d'entendre la jeune premii^ie dire au jeune pre niier : <■ Kh bien, oui, je t'aime!... » Donc il redescend du quinzième ciel où il trônait dans toute sa gloire, et, braquant son binocle sur la jeune première , il se dit : " Voilii un << je » t'aime! » bien passionné. Cette femme ne joue pas la comédie. » Elle aime quelqu'un. Ce quelqu'un est dans la salle en ce mo- • ment. Serait-ce moi?... »
La réponse à celte question ne se fait pas longtemps attendre. Au premier coup d'a-il que l'actrice jette ailleurs qu'au fond du théâtre, le Don Juan confisque ce premier coup d'ail à son profit, et, se plongeant dans sa barbe, il se dit : « Décidément, c'est moi "l'heureux mortel! Faisons-lui voir que je l'ai comprise!... » Alors, le voilà (pii pose!
Toutes les femmes savent on ne peut mieux comment pose un Don Juan. Tous les hommes ne le savent pas. Pour eux j'expliquerai en deux mots ce que c'est que poser. D'aucuns, s'ils ont quelque franchise dans l'àme, s'avoueront à cux-mômcs que plus d'une fois ils ont posé pour une femme qui ne s'est pas laissé prendre h leur pantomime.
L'homme qui pose se place généralement dans la situation qu'il sait la plus favorable aux avantages physiques que lui a — ou que ne lui a pas — donnés la nature. S'il a le nez aquilin, il se met de profil ; s'il a le nez camus ou en pied de marmite, il adopte la pose de trois quarts. Mais, qu'il soit de trois quartsou de profil, lia toujours les cheveux en coup de vent , toujours les yeux au ciel — ce jirocédé les agrandit de moitié, — toujours la bouche ornée d'un sourire.
Ce sourire est voliairien — autrement dit railleur — chez le Don Juan (|ui a des prétentions h l'esprit.
Il est mélancoli(pie ou aulony(|ue — ce qui est tout un — chez celui (pli se croit poète ou dont la bouche est veuve de ([uelques canines.
Il est jnyenx, épanoui, allant de l'une à l'autre oreille, chez celui qui a de belles dents — achetées ou non.
Quand le Don Juan pose il ne regarde pas la personne en l'honneur de qui il pose , car il a observé que le regard direct est beaucoup moins tendre, moins langoureux, moins humide et moins fcscinateur que le regard obli(pie. Doue s'il pose pour une actrice (|ui est en scène, il regarde invariablement aux secondes loges de face. QuL' regarde-l-il ? tout! pour mieux dire, il ne regarde rien, il pose!... — Homme étonnant! dirait Grassot. Une pose dure de cinq minutes à deux heures d'horloge. Quand
ellcdépa.sse cinq minutes, elle produit nécessairement le torticolis; mal arfreiix dont tous les Don Juan sont aiïeclés , ce qui fait que presque tous. portent la tète de côté. Ou appelle cela se » donner lies airs penchés. » Un .1 penché n'est pas l'iiijours un air spirituel : au contraire.
Le Don Juaii ne s'en tient pas à la pnsr. S'il est audacieux, il risque, dés la première soirée, le billet parfumé et le bouquet monstre. Le Don Juan jobard — il y en a beaucoup — dépose et ses fleurs et sa prose chez la portière du théâtre , qu'il gagne , à prix d'or, moyennant une pièce de cinq francs.
L'actrice met les fleurs dans son pot à eau, où elles se flétrissent sans que personne s'en occupe , et donne la prose au comique de la troupe pour qu'il en fasse lecture en plein foyer. La lecture a lieu avec accompagnement de hourras , de calembours et d'incroyables éclats de rire. Quand elle est terminée, on demande l'auteur à cor et à cris. Le comique prend alors sa voix la plus grave et dit : » Vous me demandez de commettre une indiscrétion ;
.1 c'est très-mal! je la commettrai L'auteur de l'épître est
.. M. Gustave de Ilimberg — on Alfred Dunand — ou César de » la Bretèche — qui désire garder l'anonyme. »
Le Don Juan pas trop bête— -il y en a quelques-uns— jette ses fleurs aux pieds de l'actrice et ne remet à la portière que sa prose, sa simple prose — mais toujours avec une pièce de cinq francs. Les fleurs qu'on lui jette aux pieds — même quand elles lui tombent sur la tête, — l'actrice les emporte chez elle, les dépose , avec up million de précautions reconnaissantes, dans de charmants vases ad hor,; et elle les abreuve d'eau clarifiée, jusqu'à ce que tombent leurs derniers pétales... ou qu'un bouquet nouveau soit jeté sur la scène. — En fait de ^■ bouquets, ce sont toujours les derniers qui sont les bons. J'ai connu un Don Juan qui a
BIBLIOTHEQUE POUR RIRE
poiti pendant trois mois pour iim- aclriie d'un tlu'àlri! de second ordre. Celte iuirice. je la deyuiser.ii sons le pscudouv me assez ridicule d'Am.inda. — Ju suis discret comme ia tombe ; je ne nomme j«iuais les uias(]iies I
Chaque soir il retenait pour lui et son bouquet une \o'^c d'avantscèiie. Cela lui revenail i) ir(>nie-cinq francs par soirée — non compris les frais de papier n lellre, — mais (■ba(piu soir II n'endormait en disant : « Amaiida est folle de moi; au premier inoilieiit • elle >a médire : Je suis il loi comme l'Iioinme est an mallieiir! » Comme, a|)rès iiois mois d'attente, Amaiula n'avait rien écrit du tout, Don Juan pensa (fu'il fallait enconraKer la timidité de riiii{# nue , et , par une belle niatiuéu , il s'en alla sonner h la poiie
d'Amanda. Ce fui un
buuinie qui >int recevoir
Uou Juan : un homme
en uniloriuu ! Hélas ,
A manda était mariée !
Mariée à un oQlcier de la
garde municipale ! Fort
bel homme ! Faisant des armes comme Saint -
Georges! Jaloux comme
plusieurs Olhellos ! Qui ,
\o)aiit un bomine frisé,
pommadé , musqué , la
boite vernie , la bouche
en cœur, lui demanda
b'il voulait se rafraîchir
d'un coup de sabre. Don
Juan salua profondément ce municipal sans usage ; et, rentré chez
lui , il s'arracbâil un côté de cheveui.