‹ L'étudiantChapitre 48 sur 243 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

Iiîlanip rOST ABSrOCC drs malheur» nocLS auxqurU un hommo — huiai.iMc ou ooD — cit czpott par cela seul qu'il fait partie de l'upéea bumaioe.

voir obtenu d'une heaulé blaudie et fraîche la tant dmue faveur de cueillir siu- ses Iùmi s purpurines un baiser tout {tarfunié d'amour , d'iunoieiice et de jeunesse; s'appriu'Iier, palpitant do désirs, de cette houclie (pii ressemble au ralice erubauiiié de la rose , el recoiinaitre, à de liaîiresses éinaiiatioiis, que la beauté susdite a mu: passion faiiati(|iic pour le cervelas à l'ail.

II. Avoir résolu de renoncer aux folies de jeune.sse . être à la veille d'épouser une dot de cent i ' mille francs , et , le mercredi des Cendres , à la sortie du bal Chieard — alors qu'on est déguisé en sauvage de l'Orénoque et (|u'on a sons le bras une tiaiuargo irès-nainbarde — se trouver nez à nez avec un vieillard, une vieille femme et une jeune lille, lequel vieillard est le père de la dot , la vieille femme la mère de la même, la jeune fdlc la dut en chair et en os; voir le vieillard saluer d'un air narquois; l'entendre dire à haute et intelligible voix : i. Monsieur le sauv.ige, j'ai l'honneur de vous présenter mon respect, voire costume et votre société me paraissent d'un goût égalemrni recherché. »

III. Avoir une audience particulière d'un ministre duquel on sollicite ou la croix d'honneur ou les épauletles de capitaine, et, comme on s'apprête à démontrer à Son Excellence qu'on est un Bavard, un la Tour-d'Auvergne ou même un Napoléon, se trouver pris d'une colique de miserere.

IV. S'être fait friser, avoir endossé son habit neuf — son unique! — aller dîner en ville, et recc»oir, des mains d'un laquais maladroit , une saucière' de sauce aux tomates , ou une matelote d'anguilles , partie sur la lête, partie sur le uns.

V. Donner le iiiav à une femtne dé:iciiiisi', passer avec elle devant le perron de Torloiii, la voir jeter un regard soiiriii is du coté des salons de l'illustre glader, l'entendre dire que la chaleur est étouffante , et n'avoir pas quarante sous dans sa |H)cheI

VI. Etre au spectacle à côté d'un voisin (piestionnenr, qui vous (lemande ce que vous pense,', des ft-mmes qui assistent à la représentation ; lui ré|)onilre que w^ lis trouvez toutes passables, sauf deux , une jeune et une vieille , dont la tournure , la ligure et la

toilette sont ridicules au de|5 de toute expression : observer que le voisin roui'il , pÂlIi , verdit , Jaunit , si- gratte la tête , se dévore les lèvres; et de\inir que, de ces deux dames aux dépens destpielles vous avez été impertinent et grossier, l'une est la lillc , l'autre la feiiuue du qiu'sliuuueur.

VII. Ijiiierdaiis un salon, l'œil ardent , le front vainqueur, lo

jarret ti'iidu ; remarquer (|uu toutes les fcuim<'s s'éloignent en portant leurs nacons et leurs mouchoirs li leurs narines ; s'examiner de la tête aux pieds et reconnaître qu'on a marché sur quelipii.' chose qui n'était ni tiue ruse, ni une violette , ni un sachet de patchouli.

VIII. Voir une dame tpii , par un vent furieux, sur un bimlevard prodi^ieusctiieiit fré( pien lé , s'efforce, mais en vain , de rabaisser sis jupons , ipii s'élèvent bien plus haut que ses jarrets ; rire,' avec cent badauds, de la perspective rondo ou ovale, grasse ou maigre, qu'on a sous les yeux : et cpiand ou a bien ri , quand les jupons et le veut sont tombés, dans la victime de l'ourai^an reconnaître sa fi'intne , a laquelle on est forcé d'olTrir ses coinpiimeuls df condoléance et une citadine — et ce au milieu des buées d'une pojtiilace en délire.

IX. Adorer le fromage de Hmitiefort , n'aimer que fort peu les asticots, et jouir d'im ami qui, à l'aide d'un microscope, vims force à reconnaître que dans tous les fromages de Roquefort possibles il y a beaucoup plus d'asiicots que de fromage.

\. Aller (le Calais à Douvres en compagnie d'une Anglaise blonde , frêle , vajjoreiise, laquelle a le regard très-tendre, les épaules d'un blanc d'ivoire , la physionomie voluptueusement poétiipie ; avoir engagé avec la susdite une conversation essentiellement éihéréc sur les joies de la vie métaphysique; eu èlre venu , tout en Hélrissanl de ses mépris les plus consciencieux ce que les plaisirs iimtériels ont d'horrible , à serrer dans sa main la main de la langoureuse lady, voir son sein qui palpite, ouvrir la bouche pour dire : » Oh! vivre d'amour, rien que d'amour, des soupirs de celle qu'on aime, de ses larmes, do ses baisers, de ses caresses.,,,, » no pouvoir pas dire cela, ea être em- P"--^ pêche par uu" violente nausée , el.en dépit qu'un eu ait, lancer au visage de l'ange qu'on admi; un fiicaiuleau à l'oseillepeudigcré...

XI. Èlre au bal chez un ainbar-sa-leur de Prusse — ou chez un chef de claque

— avoir pnr.i' vis-ii-vis une jeune personne à laquelle on veut plaire, et sentir, ..u moment où l'on risque un pas (b^ Zéphire assez badin, que le vêtement nécessaire dans lequel on est logé vient de se déchirer quelque part.

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