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DE L’ÉCLAIRAGE

Pour remplacer le disque tournant de le Baillif, on emploie aussi des diaphragmes formés d’un petit tube percé que l’on place dans une pièce spéciale sous la platine. On doit donc avoir une série de ces diaphragmes. Mais nous n’aimons pas ce moyen, car il faut perdre beaucoup de temps pour changer ces petits tubes, et l’emploi du diaphragme le Baillif, nous semble préférable.

Pour distinguer certaines stries, on a souvent besoin d’enlever la lumière centrale ; à cet effet, on se sert de diaphragmes ayant une petite rondelle métallique, maintenue au milieu. On a même retiré de grands avantages de diaphragmes formés d’une plaque mince percée d’un grand nombre de petites ouvertures.

La chambre où l’on observe doit être un peu obscure et éclairée par une seule fenêtre; de cette manière, on ne reçoit pas de lumière latérale qui empêche souvent de voir nettement l’objet. Le mieux est d’avoir des écrans mobiles et opaques qui servent à masquer les carreaux des fenêtres, de façon à ne réserver qu’un seul carreau.

Lorsque l’on emploie la lumière naturelle, celle fournie par les nuages ou par un mur blanc devra être préférée. La lumière produite par la couleur bleue du ciel n’est pas, à mon avis, favorable aux observations. On regarde ordinairement dans le microscope avec l’œil gauche, et l’on tient l’œil droit fermé. Le mieux est de s’habituer à regarder simultanément avec chaque œil, car, en procédant ainsi, on se fatigue beaucoup moins. Si l’on n’a pas celte habitude, on peut se servir de lunettes dont une des ouvertures est close par un verre noir. On peut aussi se servir du bonnet que j’ai indiqué au chapitre Accessoires.

Dans le microscope horizontal, on se sert d’un disque de carton qui se fixe à l’oculaire. De toutes façons, lorsqu’on observe, il faut que l’objet seul soit éclairé, et que les

yeux elle dessus de la platine soient dans l'obscurité. A cet effet on se sert d’une lame de carton noirci, de 35 centimètres carrés, sur le côté de celte lame on adapte un tube à vis de pression. Ce tube glisse sur une tige métallique supportée par un pied lourd. Cet écran ainsi disposé est fort commode, car on peut l’élever, l’abaisser ou l’éloigner suivant les circonstances. Il est de toute nécessité d’employer cet appareil pour observer d’une manière parfaite.

Lorsque l’on voudra observer de très-petits objets qui présentent des stries, des granulations, comme on en trouve sur les navicules, les écailles de papillon, on inclinera le miroir à droite et à gauche, de manière à envoyer sur l’objet une lumière oblique, qui en projetant des ombres, facilitera la perception des moindres détails.

Bien que les avantages de la lumière oblique soient connus dès l’origine de l’emploi du microscope, c’est seulement depuis une dizaine d’années que l’on a rendu facile l’emploi de ce genre de lumière. Charles Chevalier adapta à son microscope un anneau qui permet de faire pivoter le miroir; qui se trouve fixe à l’extrémité de deux branches articulées de façon à obtenir les divers degrés d’obliquité. Aujourd’hui on remplace l’anneau par un centre fixé au pied ou au porte-diaphragme du microscope; le miroir y est fixé à l’aide de deux branches articulées, analogues à celles décrites. L’obliquité des rayons peut aussi s’obtenir à l’aide de diverses dispositions optiques; la plus ancienne est le prisme biconvexe indiqué par Euler, et que Vincent et Charles Chevalier adaptèrent au microscope qu’ils construisirent pour Sellugue, ainsi que le montre en p la figure 69. Amici a employé ce prisme avec ses combinaisons. On peut le placer sur un pied qui permet d’avancer ce prisme sous

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de l’éclairage

lu plaline, ou bien on le fixe sous celte dernière à l’aide d’un petit tube à canon. Ainsi que nous l’avons dit, ce prisme a deux surfaces convexes et une plane; l’une des surfaces convexes étant illuminée, les rayons sortent obliques et convergent par l’autre surface. La figure 1 \h

Fig. 114.

représente cette disposition. Les rayons f, cl , c venant d’un point lumineux sont reportés suivant g, h, i et convergent en K. En inclinant le prisme on obtient divers degrés d’obliquité.

On a proposé divers moyens analogues. Nous employons pour cet usage un simple prisme, dont l’une des surfaces porte une lentille piano-convexe fixée avec le baume du Canada. La figure 115 le représente. Les rayons venant du miroir A, convergent en B, avec une obliquité très- suffisante pour l’examen des objets. Du reste, les prismes obliques sont à peu près inutiles,si ce n’est avec les microscopes dont le miroir ne peut s’écarter de l’axe, et ces derniers sont aujourd’hui en petit

Fig. 115.

nombre. Les stries les plus difficiles sont résolues par l’emploi du miroir monté avec articulations, et nous ne conseillons pas l’emploi d’un accessoire dont l’usage est restreint, et qui fournit au plus haut degré une lumière beaucoup plus chromatique que celle du miroir. L’indispensable de la lumière oblique du miroir, c’est la platine tournante; à l’aide de ces deux leviers, on peut obtenir le genre de lumière nécessaire pour résoudre tous les test connus.

Lorsque l’on veut faire des observations le soir, on se servira de la lumière d’une bonne lampe, telle que celle que j’ai indiquée au chapitre Accessoires , et non de la lumière produite par le gaz ou une bougie, car le vacillement de la flamme est pernicieux pour l’organe visuel. Du reste, en général, les observations que l’on fait le jour sont bien préférables à celles dn soir.

Charles Chevalier a signalé qu’en se servant de la lumière artificielle il était important d’observer que la distance de la lampe au miroir devait être égale à celle de ce dernier à l’objet, afin d’obtenir un éclairage plus parfait. Nécessairement on ne peut observer ce précepte quand on fait usage de la lumière naturelle.

J’ai dit en commençant que dans les microscopes complets il se trouvait deux miroirs, l’un plan et l’autre concave. Le premier est utile toutes les fois que la lumière est trop vive. On emploie le miroir concave pour concentrer les rayons lumineux sur l’objet.

Le miroir plan, qui dirige des rayons parallèles ou divergents, envoie une lumière douce très-utile surtout pour les faibles grossissements.

La lumière solaire pourra, dans certains cas, être employée surtout avec les forts grossissements.

« Lorsqu’on veut étudier des corps infiniment petits,

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