CONDITIONS RELATIVES AUX INSTRUMENTS ET AUX MATIÈRES A INJECTIONS
§ 1er. — liiNti'uincfitte.
Pour les injections à faire de suite, les seringues sont les meilleurs. Ce sont les seringues à main ( Charrière) n° 1,
(1) Les meilleurs procédés relatifs aux injections sont dus au savant professeur Ch. Robin.
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2 et 3, c’est-à-dire de 30 à 200 grammes d’eau. Elles se composent des pièces suivantes, figure 161 :
Fig. 161.
a , corps.
b, b, porte-canule lisse.
c, virole-oreille à huit pans.
d, piston.
ee, oreille circulaire pour retenir la seringue en sens inverse, quand on la remplit d’une main.
cl, manchon du piston.
f, anneau du piston pour recevoir le pouce.
Fig. 162. Piston séparé pour montrer les deux pièces du parachute de cuir qu’on relève à volonté pour maintenir l’occlusion hermétique du corps de la seringue.
Fig. 162. Fig. 163.
Tig. 163. Canule fine sans oreille, forme conique, destinée a s’adapter au porte canule b par frottement,
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l’extrémité est terminée par un tube cylindrique destiné à être introduit dans les vaisseaux.
Quand l’injection devra être lente, durer longtemps et se faire. avec de l’essence colorée, on se servira d’un flacon à deux tubulures (fig, l’une desquelles est luté avec
soin un tube en verre coudé a} qui enfonce peu dans le
flacon, et porte un robinet de cuivre fixé à l’aide d’un tube de caoutchouc h. Ce robinet reçoit la canule c par frottement.
L’autre tubulure reçoit un tube dd d’une longueur proportionnée à la pression sous laquelle on veut faire l’injection, et pouvant se dévisser en deux. 11 descend au fond du vase, et, le flacon étant plein de matière à injection, on remplit le tube de mercure jusqu’à la hauteur voulue ; le métal s’accumule en n, à mesure que l’injection sort, et la soulève en môme temps qu’il la presse plus ou moins, suivant la bailleur de la colonne mercurielle du tube, qui rarement dépassera 76 centimètres.
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Tel est le second des moyens indispensables pour pousser longtemps et lentement une injection sous une pression constante ou rendue constante par l’addition graduelle du mercure.
§ 2. — ï»e# instrument# accessoire#.
Les plus utiles sont des aiguilles d’acier destinées à déboucher les canules.
Des aiguilles à sutures courbes pour passer la ligature autour du vaisseau qu’on injecte.
S’il survient des fuites pendant l’injection, il faut avoir des pinces à pression continue, telles que la pince (fig. 165), pour fermer l’ouverture, et de petits cautères à pois pour brûler l’ouverture des capillaires qui s’ouvrent.
Je passe rapidement sur ces détails secondaires, la vue du dessin indiquant suffisamment l’emploi et les usages de l’instrument représenté, pour arriver au paragraphe important. Fig. igs.
§ 3. — l>es matière# «V injection.
Pour les grosses injections, le mélange de suif, deux tiers térébenthine, un tiers rouge ou bleu de Prusse bien mélangé, employé à chaud, voilà la meilleure injection.
Pour les injections fines, il n’en est plus de même : il faut employer des matières liquides à la température ordinaire, et le meilleur mélange consiste à employer des couleurs fines (celles des peintres) broyées à l’huile, délayées ensuite dans l’essence de térébenthine.
Le second mélange est la cire d’Espagne dissoute dans l’alcool jusqu’à saturation.
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On conserve les substances clans des flacons bouchés à l’émeri et à large tubulure.
Ces matières, au moment de l’injection, doivent avoir la consistance de la crème.
Au bout de quelque temps, l’alcool et l’essence s’évaporent, et la matière est retenue dans les capillaires.
Les couleurs que l’on doit avoir toutes prêtes sont :
1° Le vermillon ;
2° Le bleu de Prusse ;
3° Le jaune de chrome ;
li° Le blanc d’argent, qui sert à affaiblir les teintes trop prononcées en le mélangeant aux autres couleurs.
Le bleu sert pour les artères.
Le jaune pour les veines.
Le rouge pour les veines-portes hépatiques ou rénales et pour les conduits excréteurs.
Le blanc pour les conduits hépatiques et urinifères.
Ce changement dans les habitudes prises pour les grosses injections est nécessaire , car ce mélange de jaune et de bleu donne aux capillaires une belle teinte verte qui réfléchit bien la lumière et les fait distinguer des autres vaisseaux, ce que ne fait point le mélange inverse rouge et blanc, soit sous la loupe montée ou le microscope.
Enfin, si l’on injectait le bleu dans les veines, le réseau étant plus large, plus considérable et se laissant plus facilement dilater assombrit la pièce, tandis que la teinte plus claire du jaune donne de la lumière.
Pour injecter de petits animaux, tels que les insectes, les vers intestinaux, comme les canules très-fines s’engorgent facilement, il est préférable d’employer comme matière à injection les couleurs à l’aquarelle délayées dans l’eau en quantité suffisante.
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Nous n’indiquerons que ecs matières à injections, toutes les autres ayant des inconvénients plus ou moins grands.
§ 4. — ne l'Injection.
Pour faire une bonne injection, il faut pousser l’injection, la pièce étant dans l’eau tiède, pour que la solidification se fasse lentement, le sujet étant quarante-huit heures après la mort, époque à laquelle les vaisseaux ont perdu la propriété de revenir trop sur eux-mêmes, et cependant ne sont pas altérés cadavériquement.
Pour les petits animaux, le temps variera en moins, suivant le volume, la facilité à se putréfier, la température.
Les précautions à prendre sont les suivantes :
Le vaisseau à injecter une fois mis à nu, on affleure bien le liquide pour ne pas injecter d’air, et le porte-canule est adapté dans la canule, également remplie à l’avance du liquide à injecter. Deux fils sont passés sous le vaisseau, l’un pour le fixer à la canule introduite, l’autre pour fermer l’artère une fois l’injection faite.
L’injection doit être poussée avec lenteur, d’une manière égale; l’injection d’un organe, quel qu’il soit, durera environ une heure et demie à deux heures, pour bien la réussir et ne pas avoir de rupture dans les injections où le liquide a passé des artères dans les veines, et réciproquement. Le microscope fait parfaitement distinguer les deux systèmes, malgré l’uniformité de couleur.
Une injection, même mal réussie, ne doit pas être rejetée : elle peut toujours être utilisée pour l’étude des capillaires de second et de troisième ordre.
Quand une injection est bien réussie, c’est sous l’eau qu’il laut étudier, à l’aide des doublets à dissection ; on peut alors distinguer les différents plans vasculaires, la
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forme des mailles, leur disposition autour des organes, des glandes, des muqueuses.
Les instruments qui servent à ce genre de dissection sont les petits ciseaux à ressort, les aiguilles enmanchées et le microtome de Strauss.
Les injections une fois disséquées, pour être conservées, doivent être étalées sur des plaques de verre noir, couvertes de térébenthine de Venise, et le tout recouvert d’une autre plaque de verre transparent. Ce sont surtout celles qui sont relatives aux muscles, au placenta et aux glandes qui peuvent être ainsi conservées.
La peau, la plèvre, le péritoine, seront seulement desséchés et vernis. Pour les villosités des muqueuses, on les prépare au baume entre deux plaques de verre. On peut aussi les placer dans des cellules cimentées remplies, soit d’eau, soit de glycérine ou d’alcool ; le tout fermé par une rondelle mince et cimentée. Du reste, nous avons déjà indiqué les procédés en usagé.