Vernis noir
i: Baume du Canada. — Employé rarement, si ce n’est pour les bois fossiles, quelques diatomées et autres objets fort opaques.
(1) C’est avec un vif plaisir que nous publions les notes intéressantes de M. le professeur Henri van Ileurck, car nous sommes assuré d’avance que les micrographes y puiseront d'utiles renseignements. Chacun, nous 1 espérons, saura gré à M. Henri vau Heurck pour son obl.geance et son désintéressement.
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2. Le chlorure de calcium. — /I s’emploie en solution. Les proportions sont de 1 partie de chlorure et de 3 parties d’eau distillée. La solution est filtrée et bien garantie de la poussière. On s’en sert pour les objets transparents.
3. Glycérine. — La glycérine s’emploie pure. Il faut qu’elle ne contienne aucune impureté. On s’en sert pour lesobjetspeu transparents, tels que les coupes de bois, etc., et aussi pour la préparation des fécules qui s’altèrent dans le chlorure de calcium.
lx. Eau camphrée. — C’est le seul moyen que j’ai trouvé de conserver les spirales délicates de chlorophyle qui se trouvent dans certaines algues, telles que les Spirogyra. Ces spirales sont détruites par toute autre solution. Pour préparer l’eau camphrée, nous prenons un flacon à moitié rempli d’eau, nous y versons 3 ou h gouttes d’alcool camphré et nous secouons fortement. On opère ainsi un certain nombre de fois jusqu’à ce qu’une couche assez considérable de camphre en poudre surnage. Le liquide est alors filtré et conservé dans un flacon fermant parfaitement.
5. Huile fine. — Nous employons l’huile fine dont se servent les horlogers, au heu des huiles essentielles recommandées par la plupart des auteurs. Les avantages que nous y trouvons, c’est de pouvoir employer comme lut le vernis noir ordinaire et les préparations se font facilement. On emploie l’huile pour les pollens, l’aleurone et quelques autres objets.
6. Vernis noir. — On emploie avec avantage le Schwarzer maskenlach n° 3 que l’on trouve chez Beseler (Schützentrasse, n° 66, à Berlin), et qui est probablement une solution alcoolique de gomme lacque mêlée à quelque résine et à du noir de fumée. Mais, comme on se le procure difficilement, nous nous trouvons également bien d’une solution épaisse de vernis noir au bitume auquel on ajoute une
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petite quantité de cire dissoute dans de la térébenthine pour éviter le fendillement.
§ 2. — Instrument*.
Les instruments et accessoires dont nous nous servons sont des rasoirs, des aiguilles, des aiguilles à cataracte, des bruxelles, un étau à main, des capsules de porcelaine, une lampe à alcool, quelques baguettes de verre plein et des verres de montre.
Rasoirs. — Les rasoirs doivent être de toute première qualité. Nous préférons ceux qui sortent de la maison anglaise John Barber. On en aura d’évidés et de non évidés. Les premiers s’emploient pour les substances délicates, les seconds pour les objets durs, tels que les bois, etc.
Les rasoirs ne sont jamais fournis par les repasseurs avec un tranchant suffisant, d’ailleurs on doit les affiler de nouveau après avoir fait quelques coupes. On devra donc savoir affiler soi-même ses rasoirs. Nous nous servons dans ce but d’une composition excellente, malheureusement un peu chère (12 et 25 francs, suivant la grandeur de la tablette) et qui porte pour nom celebrated magnetic table t (Rigge, Brockbank eL Rigge, 35, New bond Street, London, et 5, East Street Brichton). Après avoir passé un certain nombre de fois le rasoir sur cette composition, en ayant bien soin de tenir le rasoir bien plan, on termine en le passant cinq ou six ‘fois sur le cuir placé de l’autre côté et sur lequel on répand avec le doigt le Rimmel’ s genuine Diamond Dust que l’on trouve dans tous les dépôts de parfumerie de la maison Rimmel. Nous avons des rasoirs traités ainsi et qui possèdent un tranchant extraordinaire, quoique nous nous en servions journellement et depuis plusieurs années. Jamais ils n’ont passé par les mains du repasseur.
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Pour s’assurer si le rasoir possède le tranchant exigé, on saisit un cheveu entre le pouce et l’index, que l’on place à égale hauteur. Alors, saisissant le rasoir, on doit couper net le cheveu en le pressant doucement avec le rasoir à une distance de 4 à 5 millimètres au-dessus du pouce.
Aiguilles. — Les aigu illes emmanchées qui accompagnent généralement les microscopes ne peuvent être d’aucune utilité. On doit se servir d’un porte-aiguille dans lequel on insère ses aiguilles. On peut à bas prix se procurer en Allemagne de pareils porte-aiguilles. Ils consistent en une baguette de bois anguleuse, terminée supérieurement par une tige de cuivre. Celle-ci est fendue en quatre, de façon à serrer l’aiguille que l’on met au centre, et ce au moyen d’un écrou, la partie extérieure de la tige de cuivre portant un pas de vis.
Les aiguilles employées doivent être aussi fines que possible, généralement on se sert des nos 11 et 12.
On se sert des aiguilles pour les dissections microscopiques, mais pour transporter de légers objets on les saisira avec un pinceau mouillé, les aiguilles endommageant souvent les objets microscopiques.
Les aiguilles à cataracte (fig. 1(36) sont des aiguilles dont l’extrémité est terminée par une lame tranchante en forme de fer de lance. On les emploie pour les dissections.
Fig. 166.
Les bruxelles ou presseiles servent à saisir les petits objets. 11 faut que leur surface intérieure soit unie et non avec des rainures.
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L 'élau à main (Pig. 167) sert à serrer, entre de la moelle de sureau, les objets minces (par exemple, les lames des feuilles) dont on veut avoir des coupes transversales.
Fie. 167.
Les baguettes de verre plein servent à prendre des gouttes des réactifs, et les capsules et les verres de montre servent à déposer certains objets dans des liquides appropriés, par exemple l’alcool et l’éther, pour enlever l’air qui existe dans les coupes.
§ 3. — Ues réuctifs.
• Les réactifs les plus fréquemment employés dans les recherches d’anatomie végétale, sont les suivants :
Chlorure de zinc iodé,
Eau iodée,
Nitrite de mercure.
Ether,
Oxyde ammoniaco-cuprique,
Acide nitrique.
Acide sulfurique.
Carmin,
Chlorate de potasse,
Potasse caustique.
Chlorure de zinc iodé. — Son action est identique avec celles combinées de l’acide sulfurique et de l’iode, mais la coloration bleue qu’elle exerce sur la cellulose varie de teinte d’après son degré de concentration. La couleur bleue
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se change en violette ou rouge au bout de vingt-quatre heures.
D’après Schultz, on doit préparer de la façon suivante le chlorure de zinc iodé :
La solution de zinc dans l’acide chlorhydrique est évaporée à consistance sirupeuse, tout en la remuant sans cesse avec une lame de zinc métallique. On ajoute alors de l’iodure de potassium jusqu’à saturation. On finit en y ajoutant de l’iode et de l’eau en quantité nécessaire.
Eau. iodée. — Sert à occasionner la coloration tant de la membrane de la cellule que du contenu de celle-ci.
On la prépare en ajoutant 5 centigrammes d’iode et 4 5 centigrammes d’iodure de potassium à 30 grammes d’eau.
Nitrite de mercure. — S’emploie en solution. Il colore les substances azotées en rouge vif ; il n’agit qu’après un quart d’heure d’action ou plus, mais on obtient un effet plus prompt et meilleur en chauffant légèrement la préparation.
Ether. — Destiné à dissoudre les huiles fines ou essentielles, de même que les résines.
Alcool. — Sert aux mêmes usages que l’éther, mais il est surtout destiné à enlever l’air des coupes végétales. A cet effet on plonge celles-ci, avant de les préparer, pendant quelques minutes dans une capsule contenant de l’alcool.
Oxyde ammoniaco-cuprique. — On le prépare en dissolvant de l’oxyde de cuivre récemment précipité et encore humide dans de l’ammoniaque liquide.
L’oxyde ammoniaco-cuprique dissout la cellulose.
Acide nitrique. — Colore en jaune les matières intercellulaires de même que les matières azotées que l’on doit mettre en contact avec de l’ammoniaque liquide après avoir
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fait réagir l’acide nitrique. On l’emploie aussi pour le procédé macératoire deScliullz comme il sera dit àl’article du chlorate de potasse.
Acide sulfurique. — A l’état concentré, on s’en sert dans les recherches sur les pollens et les spores ; à l’état dilué (B parties d’acide sulfurique et une d'eau) on l’emploie pour colorer la cellulose en bleu. A cet effet, on commence par mouiller la préparation avec de l’eau iodée, et ayant ensuite enlevé le surcroît d’eau iodée avec un morceau de papier joseph, on ajoute une goutte d’acide sulfurique et l’on couvre d’un verre mince. La coloration bleue se change après vingt-quatre heures en couleur violette ou rouge.
Carmin. — Sert à colorer en rouge et à rendre par là plus apparents et le protoplasme et le nucléus. On le prépare en dissolvant quelques grains de carmin dans une petite quantité d’ammoniaque liquide. Cette solution est ensuite étendue d’eau.
Chlorate de potasse. — Sert pour le procédé de macération imaginé par M. Schultz : On prend l’objet que l’on coupe en tranches minces et on les dépose sur le couvreobjet. On les couvre d’une quantité de chlorate de potasse égale à leur volume et l’on ajoute quelques gouttes d’acide nitrique. La lame de verre est ensuite exposée pendant une à trois minutes à la chaleur d’une lampe à alcool.
Après la réaction, on lave en répandant à plusieurs reprises de l’eau, au moyen d’un pinceau, sur la préparation. On parvient de cette façon à isoler les cellules.
Potasse caustique. — On l’emploie en solution et ordinairement l’on doit aussi faire intervenir la chaleur. Il sert à dissoudre les graisses et la matière intercellulaire de même que le ligneux et la suheiine. M. ^ehaclil îecommande de le conserver à l’état de poudre, parce que, dit-il,
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à l’état de solution, il attaque les bouclions de liège et forme entre le goulot et le bouchon dans les flacons à bouchons de verre, un silicate qui empêche l’ouverture du flacon.
ARTICLE il.