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DES OBJETS TftAKSPAAËllTS ET OPAQUES. iQl
manière qu'en le faisant tourner, chaque trou se présente an centre de la platine, de sorte que, suivant le plus ou moins grand degré de transparence de l'objet, on ne fait arriver sur lui que la quantité de lumière nécessaire à son examen. Si l'objet est très-transparent, on peut poser sur le miroir un disque de carton blanc ou en plâtre de mouleur; ce qui permettra d'obtenir une lumière beaucoup plus douce. Ce n'est que par de petits tâtonnements, et en inclinant le miroir, que Ton peut arriver à obtenir on éclairage convenable, lequel varie pour chaque objet et même pour chaque partie du même objet. En général, lorsque la lumière arrive directement, le réflecteur doit former un angle de AS degrés.
On ne peut se figurer combien il est important de savoir régler la lumière, de savoir faire jouer son diaphragme et soQ miroir; là est un des grands secrets de la parfaite perception. Quiconque ne possède pas le coup de main qai préside à Téclairage ne peut observer fructueusement; ceci est bien connu des micrographes. On retire de grands avantages pour l'éclairage, d'un mouvement qui permet de baisser ou d'élever le diaphragme; c'est un bon moyen de graduer la lumière. Dans les premiers microscopes de Charles Chevalier, on obtenait cet avantage a Faide d'une boîte glissant sur la colonne, soit à l'aide d'un simple frottement ou à l'aide d'un bouton à pignon et d'an engrenage. L'opticien Oberhauser adapta ce système au microscope de Strauss et le désigna sous le nom ^éclairage parallèle; plus tard, il remplaça l'engrenage par un levier. Mais ce sont là de simples modifications mécaniques, car le principe était comme on le voit, connu depuis longtemps , et même le Bailtif, qui avait imaginé le diaphragme variable, le plaçait dans une montare capable de s'élever ou de s'abaisser.
192 DE l'éclairage
Pour remplacer le disque tournant de le Baillif, on emploie aussi des diaphragmes formés d'un petit tube percé que Ton place dans une pièce spéciale sous la platine. On doit donc avoir une série de ces diaphragmes. Mais nous n'aimons pas ce moyen, car il faut perdre beaucoup de temps pour changer ces petits tubes, et l'emploi du diaphragme le Baillif, nous semble préférable.
Pour distinguer certaines stries, on a souvent besoin d'enlever la lumière centrale ; à cet efiTet, on se sert de diaphragmes ayant une petite rondelle métallique, maintenue au milieu. On a même retiré de grands avantages de diaphragmes formés d'une plaque mince percée d'un grand nombre de petites ouvertures. .
La chambre où l'on observe doit être un peu obscure el éclairée par une seule fenêtre; de cette manière, on ne reçoit pas de lumière latérale qui empêche souvent de voir nettement l'objet. Le mieux est d'avoir des écrans mobiles et opaques qui servent à masquer les cailreaux des fenêtres, de façon à ne réserver qu'un seul carreau.
Lorsque l'on emploie la lumière naturelle, celle fournie par les nuages ou par un mur blanc devra être préférée. La lumière produite par la couleur bleue du ciel n'est pas, à mon avis, favorable aux observations. On regarde ordinairement dans le microscope avec l'œil gauche, et l'on tient l'œil droit fermé. Le mieux est de s'habituer à regarder simultanément avec chaque œil, car, en procédant ainsi, on se fatigue beaucoup moins. Si l'on n'a pas cette habitude^ on peut se servir de lunettes dont une des ouvertures est close par un verre noir. On peut aussi se servir du bonnet que j'ai indiqué au chapitre Accessoires.
Dans le microscope horizontal, on se sert d'un disque de carton qui se fixe à l'oculaire. De toutes façons, lorsqu on observe, il faut que l'objet seul soit éclairé, et que les