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veux et le dessus de la platine soient dans robscurilc. A cet effet on se sert d'une lame de carton noirci, de 85 cenlimèlres carrés, sur le côté de cette lame on adapte un tube à vis de pression. Ce tube glisse sur une tige métallique supportée par un pied lourd. Cet écran ainsi disposé est fort commode, car on peut l'élever, l'abaisser ou réloigner suivant les circonstances. II est de toute nécessité d'employer cet appareil pour observer d'une manière parfaite.
Lorsque l'on voudra observer de très-petits objets qui présentent des stries, des granulations, comme on en trouve sur les navicules, les écailles de papillon, on incli- . nera le miroir à droite et à gauche, de manière à envoyer sur l'objet une lumière oblique, qui en projetant des ombres, facilitera la perception des moindres détails.
Bien que les avantages de la lumière oblique soient connus dès l'origine de l'emploi du microscope, c'est seolement depuis une dizaine d'années que Ton a rendu facile remploi de ce genre de lumière. Charles Chevalier adapta à son microscope un anneau qui permet de faire pivoter le miroir; qui se trouve fixe à l'extrémité de deux branches articulées de façon à obtenir les divers degrés d'obliquité. Aujourd'hui on remplace l'anneau par un centre fixé au pied ou au porte-diaphragme du microscope; le miroir y est fixé à l'aide de deux branches articulées, analogues à celles décrites. L'obliquité des rayons peut aussi s'obtenir à l'aide de diverses dispositions optiques; la plus ancienne est le prisme biconvexe indiqué par Euler, et que Vincent et Charles Chevalier adaptèrent au microscope qu'ils construisirent pour Sellugue, ainsi que le montre en p la figure 69. Amici a employé ce prisme avec ses combinaisons. On peut le placer sur un pied qui permet d'avancer ce prisme sous
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la platine, ou bien on le fixe sous celte dernière à Taide d'un petit tube à canon. Ainsi que nous Tavons dit, ce prisme a deux surfaces convexes et une plane; Tune des surfaces convexes étant illuminée, les rayons sortent obliques et convergent par l'autre surface. La figure 114
FiG. iid.
représente cette disposition. Les rayons /, c/, c venant d'un point lumineux sont reportés suivant ^, A, t et convergent en K. En inclinant le prisme on obtient divers
^ degrés d'obliquité.
On a proposé divers moyens analogues. Nous employons pour cet usage un simple prisme, dont l'une des surfaces porte une lentille piano-convexe fixée avec le baume du Canada. La figure H5 le représente. Les rayons venant du miroir A, convergent en B, avec une obliquité très- suffisante pour \j^ l'examen des objets. Du reste, les FiG. 115. prismes obliques sont à peu près inu-
liles,si ce n'est avec les microscopes dont le miroir ne peut s'écarter de l'axe, et ces derniers sont aujourd'hui en petit
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nombre. Les stries les plus difficiles sont résolues par l'emploi du miroir monté avec articulations, et nous ne conseillons pas l'emploi d'un accessoire dont l'usage est restreint, et qui fournit au plus haut degré une lumière beaucoup plus chromatique tjue celle du miroir. L'indispensable de la lumière oblique du miroir, c'est la platine' tournante ; à l'aide de ces deux leviers, on peut obtenir le genre de lumière nécessaire pour résoudre tous les test connus.
Lorsque Ton veut faire des observations le soir, on se servira de la lumière d'une bonne lampe, telle que celle que j'ai indiquée au chapitre Accessoires, et non de la lumière produite par le gaz ou une bougie, car le vacillement de la flamme est pernicieux pour l'organe visuel. Du reste, en général, les observations que l'on fait le jour sont bien préférables à celles du soir.
Charles Chevalier a signalé qu'en se servant de la lumière artificielle il était important d'observer que la distance de la lampe au miroir devait être égale à celle de ce dernier à l'objet, aOn d'obtenir un éclairage plus parfait. Nécessairement on ne peut observer ce précepte quand on fait usage de la lumière naturelle.
J'ai dit en commençant que dans les microscopes complets il se trouvait deux miroirs, l'un plan et l'autre concave. Le premier est utile toutes les fois que la lumière est trop vive. On emploie le miroir concave pour con- » centrer les rayons lumineux sur l'objet.
Le miroir plan, qui dirige des rayons parallèles ou divergents, envoie une lumière douce très-utile surtout pour les faibles grossissements.
La lumière solaire pomra, dans certains cas, être employée surtout avec les forts grossissements. « Lorsqu'on veut étudier des corps infiniment petits,
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>,'U W détails d'un objet dont on connaît Tenserable, on o$l forcé d*cmployer des grossissements plus énergiques. Mais rintensité de la lumière est toujours en raison inverse de la puissance amplifiante; la quantité de lumière indispensable pour éclairer les objets sous un grossissement . de 200 fois ne sera pas suffisante pour les mêmes objets soumis à un grossissement de 1000 fois ou plus.
> Il est évident que, dans une telle occurrence^ on aura souvent besoin de la lumière la plus vive, c'est-à-dire des rayons solaires. Si les auteurs ont repoussé ce genre de lumière^ c'est qu'ils n'avaient pas réfléchi qu'il est toujours possible de modérer la lumière la plus intense, de manière à lui conserver cependant une énergie suffisante pour rendre distincts les plus petite corps.
t La lumière solaire pourra remplacer tous les procédés d'éclairage destinés à augmenter la clarté, lorsqu'on fait usage des plus fortes lentilles; mais ses rayons éclatants fatiguent bientôt l'organe de la vue, et de pareilles observations ne tarderaient pas à en arrêter la puissance. Au moyen d'une pièce garnie de verres colorés, qui se visse à volonté au-dessus des lentilles, nous avons obtenu les plus beaux effets des rayons solaires. L'expérience apprendra combien il était peu rationnel de se priver d'un moyen d'investigation aussi important.
1 On peut visser plusieurs de ces verres colorés audessus des lentilles, et tempérer ou augmenter l'éclairage en variant leur nombre ou leur coloration. > (Ch. Chevalier, Manuel du micrographe.)
Dans certaines formes de microscopes, et particulièrement avec le microscope universel, on peut employer la lumière directe. Ce moyen, peu employé, peut cependant être utile.
Pour la lumière directe, on dirigo vers la croisée l'ex-