‹ L'étudiant micrographe; traité théorique et pratique du microscope et des préparationsChapitre 5 sur 75 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

c'est une gloire pour noire pays, car ce furent des oplidens français qui opérèrent ce changement tant profitable.

Dès lors, bien des savants s'occupèrent de perfectionner riaslrument. Le savant Amici imagina le microscope horizontaly des chambres claires précises ; le baron Séguier s'occupa de la micrométrie, du perfectionnement de l'appareil. Enfin, aujourd'hui le microscope est arrivé à un haut degré de perfection, grâce aux savants, aux constructeurs distingués, parmi lesquels il faut citer MM. Powel et Lealand, Hartnack, Smith et Beck, Scheeck, Pistor, Zeiss, et surtout A. Ross, Téminent opticien anglais.

Parmi les hommes savants qui ont aplani le chemin et levé bon nombre de difficultés, citons le Baillif, nom miUe fois honorable, qui rappelle à la fois la vertu et la science ; puis encore le savant Biot, pour ses expériences sur la polarisation ; M. Dumas, à qui l'on doit l'application du microscope à la chimie, et qui a fait tant de belles découvertes avec ce précieux instrument. Puis MM. Audouin, Breschet, Brongniart, de CandoUe, Claude Bernard, Desmazières, Natalis Guillot, Laine, Magendie, Decaisne, Châtia, Montagne, d'Orbigny, Duméril, Tulasne, Payer, Goillemin, de Mirbel, Turpin, Robert Brov^, Strauss, Donné, Mandl, Pouillet, Ricord, Pouchet, O'Rorke, Pasteur, Sappey, FoUin, Robin, Bâillon, Ordofiez, H. Van Heurck, Joies Luys, Kôlliker, Georges Pouchet, C. Morel, Broca, Martin Saint-Ange, Vulpian, Confier, F. Dujardin, Queketl, Carpenter, ViUemin, Harting, Schacht, Lebert, Pritchard, Ehrenberg, de Brébisson, P. Gratiolet, Confier. Un nom iUustre, celui de M. Milne Edwards, vient nous rappeler d'innombrables découvertes faites avec le microscope, dont chaque jour bon nombre profitent.

Qui ne connaît les importants travaux de M. Rayer, de

XII UmODUCTIOlI.

M. Serres? Qui ne sait auMÎ les belles recherches de M, Duebarire sur la botanique, celles du docteur Montagne sur la cryptogamie? Puis encore les recherches de M. de Sénannonty de M. Élie de Beaumoni et de tant de savants dont le nom nous échappe au moment où nous écrirons ces lignes.

L'étude du mieroseope est indispensable à tous les mé» decinsy car dans Tétat actuel de la science il n'est pas pos* sible de méconnattre Tutilité d'un tel instrument. Certes, il faut rendre justice au docteur Gh* Robin, qui en répandant l'étude de r histologie, a rendu un immense service aux sciences. Du reste, ses importants travaux sur le microscope sont connus de tout le monde ; ils ont servi à popuburiser une étude qui chaque jour tend à se répandre davantage.

Parmi les bons traités publiés sur les microscopes, nous citerons ceux de MM. Mandl, Donné, Dujardin, Hannover, Charles Chevalier, Broca, Coulier, Robin, Quekett, Hogg, Carpenter, Harting, Schacht, Pritchard, Griffith, etc.

L'usage du microscope s'est depuis quelque temps fort répandu pour les études anatomiques ; les services rendus ne peuvent être niés. Comme il se trouve toujours des incrédules, nous pensons que rien ne peut mieux les con* fondre que l'opinion si juste de M. Pm\ Broca, contenue dans son Traité de tinflammaiian.

M. Paul Broca s'exprime ainsi : c Pour ceux qui dUeni gu'aoee le mieroêcope on voii tout ce qu'on veui, ces moU seule montrent que c'est là tout leur saooir en cette tna-' iière. En effet, tous les anatomistes qui ont &tit des recher* ches d'anatomie générale ont remarqué depuis longtemps que les figures et les descriptions des mêmes objets fiiites à l'aide du microscope, dans les mêmes conditions, depuis Leeuwenhoeck jusqu'à nos jours, sont toutes semblables, à

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[»arl les différences de grossissement employé* il n'y a de diflerenles qae les théories fondées sur ces observations oa les hypothèses auxquelles elles ont donné lieu, hypothèses qui varient nécessairement suivant la généralité ou la spécialité des connaissances de l'auteur, suivant qu'il tiendra compte des modifications d'un élément dans un seul oa dans un grand nombre d'êtres. »

Kaltenbrunner, dans ses Recherches sur Cinflammaiion (1828), termine son appréciation de l'utilité du microscope par cette phrase vraie en tous points : Alors on ne troU'cera plus que des gens sans instruction et sans foi qui blâmeront f usage du microscope.

Au reste, aujourd'hui, Tavenir des recherches microscopiques est assuré, et grâce à elles la science reculera sans cesse ses limites.

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