‹ L'étudiant micrographe; traité théorique et pratique du microscope et des préparationsChapitre 53 sur 75 · À LA CHIMIE. 5Ô · texte numérisé non relu

À LA CHIMIE. 5Ô

principale se fend et forme deux branches dépourvues de saillies sur leur bord interne. Le centre de la goutte est bientôt rempli d'épis semblables, mais anastomosés de diflërentes manières. Souvent ils forment des espèces de croix, et l'on rencontre même des flgufes en zigzag.

Est-il nécessaire de multiplier les exemples, et ne suffitil pas actuellement de donner les noms de quelques substances dont les cristallisations sont plus ou moins remarquables?

Solution de "fleurs d'antimoiae. *

Solution de sublimé corrosif.

Solution de sel de Glauber.

Dépôt salin des urines.

Mucus nasal.

Solution de camphre dans l'alcool.

Si Ton étend sur une lame de verre une goutte de solution de nitrate d'argent, et que l'on y projelte quelques parcelles de limaille de cuivre, on observera avec le microscope, disposé comme pour les objets opaques, une végétation admirable de rameaux d'argent naissant autour des parcelles de cuivre et envahissant peu à peu tout le champ du microscope. On peut remplacer la limaille par des fils de cuivre ou de petits globules de mercure. On verra également de fort belles végétations, si l'on soumet au microscope de petits fragments de ces productions connues sous le nom d'arbres de Diane et de Saturne.

Quelques substances ont besoin de l'action de la chaleur pour manifester leurs formes cristallines; le deuto-iodure de mercure, par exemple, réduit en poudre impalpable et placé sur une lame de verre changera complètement d'aspect si on le soumet à une douce chaleur : de rouge qu'il était, il devient jaune, et l'on aperçoit aussitôt des cristaux dont la forme varie suivant le degré de chaleur

auquel on a soumis la substance. Si l'on poursuit Tobservation, on voit bientôt paraître des jets d'un beau rouge orangé, et la préparation finit par prendre entièrement cette couleur. Nous avons fait les mêmes expériences sur le proto et le deuto-chlorure de mercure, et toujours nous avons obtenu de fort beaux résultats. Nous conseillons h nos lecteurs de faire des essais semblables sur d'autres substances.

M. J. Cutbbert nous envoya, il y a longtemps, deux échantillons d*or cristallisé ; cet objet nous parut d'autant plus curieux que nous crûmes reconnaître les formes et toute l'apparence des jolies paillettes polygonales qui ornent l'aventurine artificielle. La prépanition de cet or cristallisé est peu connue ; nous allons indiquer le procédé à suivre pour l'obtenir. On prépare une dissolution saturée d'or dans l'eau régale, et on la laisse reposer; au bout d'un certain temps on remarque un précipité qui forme au fond du vase un disque d'or cristallisé ; on peut aussi chauOer une lame d'or mince et la soumettre sur un morceau de charbon à Taction du chalumeau, jusqu'à ce qu'elle soit h peu près fondue ; alors on la plonge dans l'eau régale, qui agit sur les surfaces et met en évidence les cristaux. Il faut répéter ces manœuvres jusqu'à ce que la cristallisation soit bien évidente. Le premier procédé est le plus simple, et nous préférons les cristaux que Ton obtient de cette manière.

Les petites parcelles d'or ou de plaline qui résultent de la déflagration de ces métaux par l'électricité doivent trouviT place dans la collection d'objets.

Tout le monde sait que lorsqu'on bat le briquet le silex détache des fragments d'acier, qui sont quelquefois fondus par la chaleur développée durant l'opération, et que roo peut recueillir sur une feuille de papier blanc. Ces frag-

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