‹ L'étudiant micrographe; traité théorique et pratique du microscope et des préparationsChapitre 54 sur 75 · A LA CHIMIE · texte numérisé non relu

A LA CHIMIE

menis, examinés comme objets opaques, sont arrondis on ressemblent a des copeaux que les jeux de la lumière ornent des plus belles couleurs irisées. S'il se trouvait beaucoup de fragments de silex mêlés aux parcelles d'acier, on isolerait facilement ces dernières en promenant sur le papier un barreau aimanté.

Nous trouvons dans les notes de le Baiilif quelques détails sur un expérience curieuse faite par M. Wiegman. Mettez dans un vase d'une certaine capacilé un demi-gros de poudre de corail blanc ou rouge avec six onces d'eau distillée, puis exposez le liquide au soleil, en ayant soin de l'agiter plusieurs fois; au bout de quinze jours, décantez le liquide et exposez-le de nouveau a l'action des rayons solaires. Quinze jours plus tard, vous y reconnaîtrez d'abord la matière verte de Priestley, puis des conferves; au bout de trois ou quatre mois, surtout en été, ces dernières donneront naissance aux animaux connus sous le nom de Cyprides détecta. Si Ton expose le liquide au soleil dans un long et étroit cylindre, il s'y formera des espèces d'ulves qui, au bout d'un certain temps, se convertiront en Daphnia longispina.

Nous avons déjà dit un mot sur la manière de conserver les molécules actives de Brown, il nous reste encore a indiquer leur préparation. On dissout un peu de gommegulte dans de l'eau, et l'on renferme une petite quantité de celte solution dans un porte-objet fermé avec du blanc de plomb; on apercevra au microscope une multitude de petits corpuscules qui s'agitent en tout sens dans le liquide ; ce mouvement continuera pendant plusieurs années; aussi doit-on avoir soin de noter exactement l'époque de la préparation. Ce curieux phénomène a donné naissance à des discussions assez vives entre plusieurs savants; mais, comme nous l'avons dit en commençant, nous donnons

ici un recueil d'expériences, et nous laissons à d'aulres le soin de les expliquer.

Le Philosophical Magazine contient un travail de M. Ed. Craig sur la chimie microscopique. M. Craig se sert d*un de nos microscopes, qu'il trouve parfaitement adapté à ce genre de recherches. Son procédé pour étudier la réaction des divers liquides est trés-ingénieux. Après avoir placé une goutte d'un liquide sur une lame de verre, il la recouvre d'une de nos plaques minces dont la face inférieure est enduite avec le réactif.

Voici quelques-unes de ces expériences.

Du carbonate de cuivre placé sur la plaque inférieure et de l'acide nitrique sur la supérieure, on voit Tacide carbonique se dégager souô la forme de peiiles bulles qui sô réunissent, et il se forme des petits cristaux bleus ou plaques rhoniboïdales de nitrate de cuivre. Si Ton enlève avec précaution la plaque supérieure et qu'on la remette en place après y avoir déposé uae goutte d'ammoniaque, les cristaux se dissolvent et foot place à d'autres cristaux de nitrate d'ammoniaque et i des groupes de prismes violets de nitrate ammoniacal d« cuivre.

Si l'on mêle du bichromate de potasse avec du sel marin sur la bande de verre inférieure, et que l'on enduise la plaque supérieure d'acide sulfurique, il se manifeste d'abord un dégagement d'acide hydrochlorique; bientôt le champ du microscope est traversé par des courants en diQërentes directions, au milieu desquels flottent des parlicules verlcs et rouges; le liquide s'éclaircit ensuite; on voit se diriger vers les bords des gouttelettes rouges d'acide chloro-chromique, et il se forme au centre du liquide des cristaux de sulfate de soude et de sulfate df potasse tachetés de gouttelettes d'acide rouge et mêlés à

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