‹ L'étudiant micrographe; traité théorique et pratique du microscope et des préparationsChapitre 66 sur 75 · CHAPITRE XXU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXU

âPPUGATIOH bu mCROSGOPB k Là IliMGIllS LiGALB.

Relativement à l'application du microscope â la médecine légale, il y aurait certes beaucoup à dire ; mais, comme ce sujet n'est pas le nôtre, nous ne dirons à te propos que quelques lignes.

A l'égard des taches de sang sur le linge, on coupe un

fragment du tissu que Ton pose du côté de la tache sur une lame de verre ; on humecte d'eau, on frotte légèrementy et il reste sur le porte-objet une goutte de liquide qui permet, étant soumise au microscope, de constater la présence des globules sanguins.

Un procédé plus commode et plus sûr est celui qui est dû à Tichman. On traite les taches de sang par lacide acé* tique cristallisable» on évapore le soluté, et il se forme des cristaux rhomboîdaux ou groupés en croix. Ces cris^ taux sont Thématine ou hémine caractéristique du sang. Il ne peut donc y avoir là aucune méprise.

Pour les taches de sperme, on agit comme je l'ai indiqué pour le sang, en imbibant un fragment d'étoffe sur une lame de verre.

L'utilité du microscope devient très-évidente pour la recherche des fraudes dans les substances alimentaires, tissus, etc. A ce sujet, nous engageons nos lecteurs à lire le traité des applications du microscope par le docteur Coulier. Ce livre est fort utile et peut rendre de grands services aussi bien aux étudiants qu'aux gens du monde.

NOTE SUR l'emploi DES OBJECTIFS A IMMERSION.

Nous ayons indiqué, page 80, en quoi consistait le système àiikimmersion^ mais nous avons omis d'indiquer quelques précautions à prendre pour l'employer. Nous comblerons ici cette lacune.

La lamelle qui recouvre la préparation doit être parfaitement nettoyée à l'aide d'un linge imbibé d'alcool. Cela fait, on dépose sur la laïuelle età Taide d'une baguette de verre, une goutte (ïcau dislillée filtrée au papier. Il faut

avoir soin de ne pas mettre trop d^eau, Ctir ce U(]uide passe sous la préparation et fait adhérer cette dernière â la plaline, ce qui devient fort incommode pour faire mou* voir l'objet.

La lentille frontale de l'objectif devra aussi être nettoyée à l'alcool. On retire le tube portant l'oculaire et la lentille, on nettoie cette dernière comme je viens de l'indiquer et l'on y dépose une goutte d'eau qui doit bien mouiller la lentille, ce dont il est facile de s'assurer. On replace alors le tube, et l'on vient mettre en contact la surface mouillée de la lenlille, avec la goutte d'eau que recouvre la lamelle. Avec les séries 9 et 10, il faut faire la plus grande atlen* tion, car l'eau empêche de bien voir, et souvent on brise la lamelle en croyant n'avoir pas encore fait plonger la lentille dans l'eau. Le tout étant bien disposé, on porte l'œil à l'oculaire, on met au point, et l'on doit voir le champ bien clair, et l'objet très-net. Si Ton voit mal, si l'objet est confus, cela tient à des bulles d'air interposées, et souvent à un excès de liquide, il faut alors essuyer la lentille et la lamelle et recommencer l'opération. Un peu de pratique suffit pour bien employer les séries à immersion, n en est de même des séries à corrections, avec lesquelles il faut prendre l'habitude de faire mouvoir la lentille antérieure d'une main, tandis que l'autre main fai^ dans le même moment mouvoir la vis de rappel destinée à mettre au point. Dans ces sortes de choses, un peu d'exercice est nécessaire, mais il s'acquiert très-vile.

nOTE SUR LA PRÉPAIUTIOI^ DKS OBJETS A L'ÉTAT SEC

Page 1